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L’EDIT ROYAL - "DVAR MALKHOUT" DU CHABBAT KORA’H 5751


Des miracles habillés dans la nature

mercredi 28 juin 2006, par Redaction

Résumé du discours du Rabbi du jeudi, 2ème jour de Roch ‘Hodech Tamouz, et Chabbat Kora’h, 3 Tamouz 5751


Pourquoi le miracle n’est-il pas complet ?


La libération de mon beau-père, le Rabbi, de son emprisonnement dans les prisons soviétiques en 5687 (1927) se fit par étapes : tout d’abord, le jour du trois Tamouz, sa condamnation à « l’inverse de la vie », que D-ieu nous en préserve, fut commuée en une peine de trois ans d’exil dans la ville de Kastrama. Puis, le 12 Tamouz, on lui annonça sa libération totale qui se fit concrètement le lendemain, c’est-à-dire le 13 Tamouz.

Cependant, même après cela la victoire sur ce pays ne fut pas complète. En effet, les persécutions antijuives se poursuivirent, à tel point que le Rabbi dut quitter le pays et ce n’est que dans les années récentes, plus de soixante ans après, que l’on voit la conséquence de cette libération : la délivrance de tous les Juifs de ce pays.

Sachant qu’elle releva d’un pur miracle, on peut de prime abord se demander pourquoi il a fallu que cette libération se fasse en différentes étapes ? En effet, tout ce qui arrive résulte de la השגחה פרטית, la Providence particulière à travers laquelle D ieu gouverne chaque élément de la Création. En outre, il s’agit d’un évènement dans la vie d’un Nassi - un chef - du peuple juif, ce qui signifie que cette libération concerne l’ensemble des Juifs du monde. Il y a donc nécessairement un fondement et une raison à chaque aspect de son déroulement.

En ce jour du trois Tamouz eut lieu, il y a de très nombreuses générations, un autre miracle : lors de la bataille que Yéhochoua livra contre les Émoréens, le soleil allait se coucher alors que la victoire n’était pas encore acquise. Voyant que la nuit donnerait à l’ennemi la possibilité de fuir, Yéhochoua implora « שמש בגבעון דום - Soleil, arrête-toi sur Guiveon !...  », « וידם השמש - Et le soleil s’arrêta...  » (Josué 10, 12-13), ce qui permit aux Enfants d’Israël de gagner la bataille. Or, sachant que tous les évènements qui se sont produits à une certaine date se renouvellent chaque année à cette même date, il est évident qu’il y a un lien entre ce miracle et celui de la libération du Rabbi.

De plus, la question précédemment évoquée peut aussi être posée en ce qui concerne le miracle de Yéhochoua : dans la mesure où l’objectif de ce miracle était d’aider les Enfants d’Israël à gagner la guerre contre leurs ennemis, pourquoi ne fut-il pas un miracle « complet », qui aurait permis que la guerre soit gagnée immédiatement pas exemple, ou bien que les Enfants d’Israël puissent combattre la nuit ?

Deux sortes de miracles


Un miracle se définit par une intervention divine qui, à un degré ou à un autre, défie les lois de la nature. À l’intérieur de cette définition, cependant, il existe deux catégories générales de miracles : pour certains d’entre eux, la nature des choses reste telle quelle, et alors le miracle s’opère complètement en dehors du cadre naturel. Dans d’autres cas, la nature elle-même est miraculeusement transformée.

C’est, par exemple, ce qui distingue le miracle de la plaie du sang de celui où la main de Moïse fut frappée de « Metsora » (la « lèpre » biblique). Lors de la plaie du sang, le miracle ne consista pas à ce que l’eau se transmute en sang, mais que l’eau, tout en restant de l’eau, soit provisoirement perçue à tous égards comme du sang. L’eau ne changea pas de nature pour devenir du sang, elle ne fit qu’en prendre la « forme ». De sorte que, lorsque le moment vint que la plaie cessa, il ne fut pas nécessaire d’opérer un nouveau miracle pour que le sang redevienne de l’eau, mais seulement de cesser le miracle qui, se superposant à la nature de l’eau, la maintenait sous forme de sang. D’un autre côté, dans le cas du miracle qui frappa la main de Moïse, celle-ci devint réellement « lépreuse » et il fallut un second miracle pour la ramener à son état antérieur.

Il convient, dès lors, de se demander si le miracle de Yéhochoua, lors duquel le soleil s’immobilisa, eut lieu au sein de la nature, ou bien transcenda la nature :

Le mouvement du soleil, comme l’enseigne notre tradition, est déterminé par celui de son galgal, la sphère invisible dans l’épaisseur de laquelle il est fixé. Cette sphère fait elle-même partie d’un vaste et complexe système de sphères concentriques qui ont toutes leur mouvement propre (qui sont la conséquence du mouvement du galgal périphérique de l’univers) (voir Rambam, Lois sur les Fondements de la Torah, chap. 3). Ainsi, lorsque le soleil se figea dans l’épisode de Yéhochoua, cela a pu se faire de deux façons : soit le miracle a arrêté l’ensemble du système sidéral, dont dépend la marche du soleil, introduisant un changement dans la nature même de ce système ; soit l’ensemble du système a continué à fonctionner et à se mouvoir selon sa nature habituelle, et seul le soleil s’est figé, seul son galgal s’est arrêté, de façon surnaturelle.

Le dépassement de la nature, au sein des limites de la nature


Dans la paracha de Kora’h, que nous lisons cette semaine, il est fait mention d’un autre miracle dont le déroulement est parfaitement décrit : suite à la contestation de la prêtrise par Kora’h et les siens, D-ieu demanda à Moché de recevoir un bâton de chacune des tribus, « Et le bâton de l’homme que J’aurai élu, fleurira » (Nombres 17, 18-20). Ainsi procéda-t-on, puis le lendemain « ...voici qu’avait fleuri le bâton d’Aharon pour la tribu de Lévi : des fleurs y avaient éclos, des bourgeons (de fruits) en étaient sortis et des amandes y avaient mûri » (Nombres 17, 23).

Il y a ici quelque chose de singulier : il y eut, d’une part, un grand miracle, car un bâton ne peut en soi donner des fruits, mais, d’autre part, les étapes naturelles de formation du fruit n’ont pas été sautées pour autant. Il y eut d’abord la floraison, puis la maturation du fruit jusqu’à arriver au fruit mûr. On peut se demander pour quelle raison il fut nécessaire que la pousse miraculeuse de ces fruits suive un processus naturel ? En effet, pour indiquer aux Enfants d’Israël que D-ieu avait choisi Aharon comme Cohen, il aurait suffi que le bâton montre simplement des fruits.

La réponse à cela est que ce miracle a associé un évènement totalement surnaturel au processus naturel. La floraison suivit un déroulement naturel (sans s’en tenir aux délais habituels, il est vrai), pour indiquer que la prêtrise était devenue l’attribut naturel de Aharon et de ses enfants pour toujours.

D-ieu dirige le monde parfois à travers les lois naturelles, et parfois d’une façon miraculeuse qui transcende ces lois, mais, dans les deux cas, pour répondre à un seul et unique objectif, comme l’on exprimé les Sages : « Tout ce que le Saint béni soit-Il a créé dans Son monde, Il ne l’a créé que pour Sa gloire » (Pirkei Avot, à la fin du 6ème chap.). Le fait que D-ieu ait fait savoir aux créatures qu’Il les a créées, qu’Il s’est investi six jours durant dans leur création (qu’Il renouvelle à chaque instant ex nihilo, comme l’a enseigné le Baal Chem Tov), prouve qu’Il souhaite que celles-ci aient une relation avec la force créatrice dont elles sont issues, au point d’être capables elles-mêmes d’agir pour ajouter à la gloire de D-ieu.

De quelle façon une créature peut-elle ajouter à la gloire de D-ieu ? Quand un Juif utilise une chose de ce monde pour la gloire de D-ieu, celle-ci révèle alors la parole divine qu’elle contient. Lorsque cette utilisation se répète, la chose révèle la nouvelle parole divine qu’elle contient à ce moment et qui la porte de nouveau à l’existence. Par exemple, lorsqu’un Juif boit de l’eau, cela l’amène à prononcer la bénédiction « שהכל נהי’ה בדברו - Bénit soit-Tu É-ternel notre D-ieu... par la parole de qui tout chose est créée », révélant ce que l’eau elle-même exprime (car sans elle, il n’aurait pas prononcé cette bénédiction) : que toute chose est créée par D-ieu, et ainsi la parole divine se révèle dans toutes les créatures.

Telle est la volonté de D-ieu même lorsque Celui-ci dirige le monde à travers des miracles : Il souhaite que l’homme, Sa créature, révèle Sa gloire. C’est pour cela que, même lorsque survient un élément miraculeux et surnaturel, celui-ci doit néanmoins être lié de quelque façon au processus naturel de façon à ce que le monde créé soit un support pour la révélation de la gloire divine. C’est la raison pour laquelle le miracle de la floraison du bâton d’Aharon présenta un aspect naturel, en suivant les étapes successives de la formation des amandes.

Ce miracle est lié avec la Kéhouna, la prêtrise des Cohanim  :

Il est, en effet, connu que la Birkat Cohanim, la bénédiction sacerdotale, révèle un influx transcendant l’enchaînement habituel des mondes (למעלה מסדר השתלשלות). On retrouve ici deux aspects : une rapidité qui dépasse les lois naturelles, tout en respectant l’ordre naturel. En effet, cette bénédiction permet que les bienfaits se réalisent bien avant leur échéance « naturelle », mais, d’un autre côté, cet influx, si rapide soit-il, suit le chemin naturel, passant « par tous les mondes ».

C’est la raison pour laquelle le signe du choix d’Aharon comme Cohen fut précisément la pousse d’amandes, qui sont les fruits qui poussent naturellement le plus rapidement, et qui poussèrent cette fois en une nuit, mais avec toutes les étapes de leur développement !

La différence entre « Kora’h » et « ‘Houkat »


Ce sujet est également lié à la paracha de Kora’h :

Les noms des deux parachiot, « קרח - Kora’h » et « חקת - ‘Houkat » sont composées tous deux des lettres du mot « חק - ‘hok  », sauf que dans Kora’h il y a l’ajout d’un ר’ - rech, et dans ‘Houkat, l’ajout d’un ת’ - Tav.

Le mot « ‘hok », « un décret divin », désigne ce qui dépasse l’entendement humain. Si Kora’h contient ce terme, c’est pour nous enseigner qu’il avait perçu la grandeur de la révélation messianique qui transcendera l’entendement humain. Son erreur fut cependant ce qui est exprimé par la lettre « rech ».

En effet, le rech exprime la pauvreté (rach signifie « indigent » en hébreu), car dans l’optique de Kora’h, cette grande révélation et la pensée et le discours qui en résultaient ne descendaient pas jusqu’à l’action concrète. Il n’y avait là que deux lignes directionnelles, comme dans la forme du « ר’ - rech », la ligne de droite et la ligne supérieure qui symbolisent la pensée et la parole, mais il manquait la ligne de gauche qui représente l’action.

En revanche, « ‘Houkat » évoque la perfection, car le sujet transcendant de « ‘hok » descend s’accomplir dans l’action, ce qui est symbolisé dans la lettre « ת’ - tav » qui contient les trois lignes, reliées entre elles, et terminées par un petit point qui représente le sujet du « bitoul », de l’effacement de soi devant D-ieu. C’est ainsi que peut s’effectuer le sujet de « ‘Houkat », la « loi de la Torah » qui est gravée (gravure se disant « ‘hakika ») de façon éternelle.

Nous voyons ainsi comment le sujet transcendant de « ‘hok » pénètre tous les autres degrés de l’existence (contrairement à « Kora’h »), ce qui est exprimé par la lettre « tav », la dernière des vingt-deux lettres de l’alphabet hébraïque, qui contient de ce fait toutes les étapes qui existent. Et cela se fait alors que la pensée, la parole et l’action (représentées par les trois lignes) sont reliées entre elles sans aucune interruption, à l’image de l’association du miracle avec la nature (c’est-à-dire l’union de ce qui est au-delà des mondes avec les mondes eux-mêmes).

* * *

D’après ce qui précède, on comprend pourquoi le miracle qui vit le soleil se figer dans la bataille de Yéhochoua fut lié aux lois de la nature. En effet, la finalité du miracle, comme nous l’avons dit, n’est pas de s’extraire de la nature, mais, au contraire, d’agir en son sein. Ainsi, le miracle ne vint pas repousser toutes les limites naturelles, mais seulement permettre aux Enfants d’Israël de se battre de façon naturelle.

Et donc, d’après cela, il est logique d’avancer que le miracle se fit à l’intérieur du cadre naturel, c’est-à-dire qu’il agit sur le mouvement de l’ensemble des astres, qui connurent, dès lors, un cours nouveau. On voit ici, de nouveau, l’association de ce qui dépasse la nature avec la nature elle-même : ce changement intervint, il est vrai, de façon miraculeuse, mais il devint ensuite un paramètre de la nature.

Telle est également l’explication du miracle du trois et des douze et treize Tamouz. Il y eut effectivement, là aussi, l’association du miracle et de la nature : le véritable miracle par lequel les autorités soviétiques acceptèrent de libérer le Rabbi, se déroula à l’intérieur des voies naturelles, en fonction de leurs modalités de fonctionnement administratif habituelles. Et cette délivrance eut lieu par étapes, car il fallut que le régime, qui était alors dans toute sa force, arrive « naturellement » à la conclusion qu’il était obligé d’abord de commuer la peine capitale en peine d’exil, puis de libérer le Rabbi définitivement. Ceci constitua l’amorce du changement qui conduisit ce même régime, des années plus tard, à libérer tous les Juifs de ce pays.

Les lettres guimel, dalet et rech


Il existe un lien entre tout ce qui précède et le mois de Tamouz :

Sachant que Nissan est selon la Torah « le premier des mois », le mois de Sivan est le troisième, et celui de Tamouz, le quatrième. Les lettres hébraïques qui correspondent aux nombres trois et quatre sont « ג’ - guimel » et « ד’ - dalet » qui, ensemble, évoquent l’expression « Gmoul daline », « prodiguer eux pauvres ». Se rapportant à ces deux mois, celle-ci évoque l’apport (« gmoul ») du troisième mois à l’intérieur du quatrième mois, qui était « pauvre » (« daline »), ayant débuté avec la continuation de l’emprisonnement du rabbi, et qui le transforme en mois de la libération.

Cela est également perceptible dans la forme de la lettre :

Il y a en hébreu deux lettres qui expriment la pauvreté : « dalet », qui donne « dal », et « rech » qui donne « rach », deux termes qui signifient « pauvre ». Cependant, il y a une différence fondamentale aussi bien entre les formes de ces deux lettres, qu’entre les notions de pauvreté qu’elles expriment : le « rech » évoque la pauvreté la plus négative qui soit, celle qui est dénuée de lien avec la sainteté. En revanche, la « pauvreté » du « dalet » exprime l’extrême humilité qu’il convient d’avoir vis-à-vis de D-ieu. C’est ce à quoi le point qui se trouve derrière le « dalet » et qui le différencie du « rech » fait allusion : l’effacement de soi devant D-ieu, comme nous l’avons vu pour le « tav ». C’est pour cela que « dalet » exprime également la notion d’élévation (« dilitani », dans le Psaume 30), car c’est précisément à travers l’annulation de soi devant D-ieu que l’on peut atteindre des degrés élevés. C’est ce qui est exprimé dans le verset « תְּפִלָּה לְעָנִי כִי-יַעֲטֹף וְלִפְנֵי ה’ יִשְׁפֹּךְ שִׂיחו - Prière d’un pauvre qui se sent défaillir et déverse sa plainte devant l’É ternel » (Téhilim 102, 1) : c’est précisément la prière du « pauvre » qui parvient au degré appelé « devant l’É-ternel ».

Et les deux lignes qui constituent la lettre, la ligne supérieure et celle de droite (ד), symbolisent l’ensemble de l’enchaînement des mondes : le haut et le bas, la largeur et la longueur. Et c’est précisément dans la lettre « dalet », pénétrée d’humilité vis-à-vis de D-ieu, que l’union de cette dualité de principes est parfaite.

Tel fut donc le sens du miracle des trois, douze et treize Tamouz : le miracle qui transcende la nature, représenté par le point du « dalet » qui dépasse l’enchaînement des mondes, a pénétré dans les dimensions de la nature, jusqu’à parvenir jusqu’au «  rach », la « pauvreté » du mauvais côté, et à la transformer en bien.

* * *

Il y a encore d’autres domaines où cela doit s’exprimer. En effet, le miracle de la floraison du bâton d’Aharon concerne chacun d’entre nous, car chaque Juif est lié avec le niveau du Grand Prêtre, le Cohen Gadol, comme l’écrit le Rambam (fin des lois de la Chemita et du Yovel).

Ainsi, le service divin de chacun doit-il être marqué par la soumission totale à la volonté divine, qui dépasse toutes les limites et fait fi de toutes les objections, mais cela doit ensuite filtrer dans toutes les composantes de sa personnalité.

Dans la vie quotidienne, cela s’exprime dans la foi que D-ieu lui prodiguera sa parnassa, sa subsistance, de façon surnaturelle, tout en s’efforçant de l’acquérir de son côté. Il est en effet écrit « l’É-ternel ton D-ieu te bénira dans tout ce que tu réaliseras » (Deutéronome 15, 18) : l’habillement du surnaturel dans les voies naturelles.

Il y a là également un enseignement particulier concernant l’œuvre de répandre les sources de la ‘Hassidout qui s’est incomparablement développée après et grâce à la libération du 3 Tamouz et des 12 et 13 Tamouz :

Le verset qui résume cette diffusion, « יָפוּצוּ מַעְיְנֹתֶיךָ חוּצָה - Tes sources se répandront à l’extérieur » (Proverbes 5, 16), fait allusion aux trois sujets contenus dans la lettre « dalet » : « se répandront » représente l’humilité qui pénètre le Juif dans tout son être et dont l’unique vocation est dès lors de répandre la parole de D-ieu. « Tes sources » représente la ligne horizontale, la largeur, et « à l’extérieur » représente la ligne verticale, la longueur.

On retrouve cela dans l’histoire connue d’un ‘hassid en Russie qui emprunta une ruelle, sans se préoccuper des limitations comme doit être le comportement d’un véritable ‘hassid alors qu’il s’exposait, à cette époque, à un grand danger. Un policier l’arrêta et lui demanda « qui va là ? », ce à quoi le ‘hassid répliqua « c’est le bitoul qui va ! ». Il répondit cela en russe, la langue locale. On voit donc ici comment l’annulation de soi à la sainteté pénètre le monde dans ses différentes dimensions, dans le cas présent la langue du pays.

Le monde aide à l’œuvre des Juifs


En même temps, un Juif pourrait encore se poser cette question : « Quand bien même j’accomplirais parfaitement mon service de D-ieu jusqu’à atteindre le niveau où toute mon existence n’est que « répandre » le divin, à quoi cela servirait-il puisque nous sommes « le moins nombreux parmi les peuples » et que le monde alentour est empli de soixante-dix nations qui sont incomparablement plus nombreuses que la seule « brebis ». »

Formulé autrement : « Que diront le monde et les nations d’un Juif qui « diffuse les sources à l’extérieur », en particulier quand il œuvre pour rapprocher la délivrance messianique. Ils ne comprennent même pas ce que cela signifie ! Et bien qu’il s’agisse d’un service de D-ieu très élevé, ne doit-on pas pourtant prendre le monde en considération ? »

En voici la réponse : le monde est déjà prêt ! Lorsqu’un Juif mènera correctement à bien sa mission, en transcendant toute limitation et en s’investissant dans une démarche qui se déploie dans l’ordre naturel du monde, il verra comment le monde, la nature du monde et les peuples du monde l’aideront dans sa tâche.

Et cela est particulièrement visible dans les années récentes, dans lesquelles nous voyons des miracles dans le monde, qui s’habillent dans les voies naturelles. Comme ce fut le cas lors de la sortie d’Égypte, lorsqu’on en vint au moment où les Enfants d’Israël « dépouillèrent l’Égypte » de ses richesses, cela commença de façon miraculeuse, puis s’habilla dans les voies de la nature lorsque les Égyptiens forcèrent les Israélites à prendre plus que ce qu’ils leur avaient demandé.

Chacun doit donc prendre à cœur de rajouter dans la diffusion du Judaïsme en général et des sources de la ‘Hassidout avec enthousiasme et la conscience claire que le monde lui-même aidera les Juifs dans leur tâche.

Et qu’immédiatement cela amène la véritable et complète délivrance, accompagnée du sacrifice de la dixième vache rousse que pratiquera le Roi Machia’h en se révélant promptement.

Alors, nous nous rendrons tous, jeunes gens et vieillards, avec nos fils et nos filles, en terre sainte, dans Jérusalem la ville sainte et dans le troisième Temple, et le plus important : que ce soit immédiatement !

 
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