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L’EDIT ROYAL - "DVAR MALKHOUT" DU 28 SIVAN 5751


La force d’unir le monde avec D-ieu

dimanche 18 juin 2006, par Redaction

Résumé du discours du Rabbi du lundi 28 (« Koa’h ») Sivan 5751 (aux ‘Hassidim qui l’ont béni)


- Cinquantième anniversaire du sauvetage du Rabbi et de la Rabbanit de mémoire bénie du péril en Europe occupée et de leur arrivée aux États-Unis le lundi 28 Sivan 5701 (1941) -

Koa’h Sivan : la « force » du mois de Sivan


Le nombre 28 s’écrit en hébreu כ"ח, ce qui se lit « koa’h » et signifie « la force ». Ainsi le 28 Sivan porte-t-il en lui la « force » de l’ensemble de ce mois : c’est le jour où s’exprime le sujet central du mois de Sivan, le Don de la Torah.

En effet, nos Sages ont souligné que la Torah fut donnée « le troisième mois », c’est-à-dire en Sivan (car Nissan, celui de la sortie d’Égypte, est « le premier des mois »). Cela nous enseigne que cet évènement n’est pas seulement lié au jour auquel il s’est produit, mais au mois de Sivan tout entier. Et, dans ce mois même, le 28ème jour exprime la plénitude du Don de la Torah dans une nouvelle dimension : d’après la Torah, la perfection d’une chose est atteinte en trois étapes. C’est la raison pour laquelle un événement trois fois répété constitue une « ‘hazaka » (un statut acquis). Et, lorsque la ‘hazaka est elle-même doublée (c’est-à-dire 3 X 3), puis triplée (3 X 3 X 3 qui font 27, ce qui s’écrit ז"ך qui signifie « pur »), c’est alors une ‘hazaka dans la ‘hazaka qui indique que la chose a atteint le summum de sa perfection et de sa puissance. C’est ce qui est exprimé le 28ème jour du mois, qui contient et suit immédiatement le 27ème jour.

Le sujet principal du Don de la Torah fut, comme l’enseigne la ‘Hassidout, l’annulation du décret divin qui interdisait « aux êtres supérieurs de descendre vers les mondes inférieurs et aux êtres inférieurs de monter vers les mondes supérieurs ». Cette annulation a donné la « force » et la capacité d’imprégner le monde matériel de divinité en y accomplissant les Commandements divins. Ce fut une révolution totale dans le sens où dorénavant l’action essentielle de la Torah et des Commandements se fait précisément ici-bas. « La Torah n’est pas dans les Cieux » est-il écrit, car l’essentiel de la puissance du divin se révèle précisément à travers les actions des hommes, les « êtres inférieurs », et c’est ce qui entraîne l’élévation de tous les mondes, y compris les mondes supérieurs les plus hauts. (À l’image de ce qui se passe matériellement lorsque l’on soulève la partie inférieure d’une structure : cela en élève aussi les parties supérieures).

Tel est le sujet du 28 (« koa’h ») Sivan : la « force » du troisième mois tout entier, la puissance du Don de la Torah.

La qualité de la « terre » matérielle


La plupart des années, le 28 Sivan tombe dans la semaine qui suit le Chabbat de la paracha de Chela’h. Il y a en effet un lien profond entre le sujet de ce jour et cette paracha :

Celle-ci débute par l’ordre de D-ieu à Moïse : « שְׁלַח לְךָ אֲנָשִׁים וְיָתֻרוּ אֶת אֶרֶץ כְּנַעַן - Envoie toi-même des hommes qui exploreront le pays de Canaan » (Nombres 13, 2). Cette mission avait pour but de préparer, et donc de faciliter, la conquête de la terre promise. D’un point de vue spirituel, « la conquête de la terre » dans le service de D-ieu représente l’effort que chaque Juif doit faire pour « conquérir » sa part dans le monde, ici-bas, et l’imprégner de la sainteté du divin.

L’injonction divine « וְיָתֻרוּ אֶת אֶרֶץ כְּנַעַן - Ils exploreront la terre de Canaan » est à rapprocher du verset « וְיִתְרוֹן אֶרֶץ בַּכֹּל היּא - La terre a une supériorité sur tout le reste » (Ecclésiaste 5, 8).

La ‘Hassidout donne le sens profond de ce verset : c’est précisément à travers le service de D ieu « sur la terre », qui correspond au raffinement de la matérialité du monde, que l’on effectue « יִתְרוֹן - une supériorité », une élévation, dans « כֹּל - tout », c’est-à-dire jusque dans les niveaux spirituels les plus élevés.

En effet, « אֶרֶץ - la terre » représente la Sefirah (l’Attribut divin) de Malkhout (la « royauté »), dont la supériorité se fait lorsqu’elle reçoit l’influx du niveau appelé « כֹּל - tout », qui est la Sefirah de Yessod (« fondation »). En effet, la Sefirah de Yessod contient en elle tous les autres Sefiroth et en fait pénétrer l’influx dans la Sefirah de Malkhout (qui n’a aucun contenu en elle-même, ne faisant que recevoir des autres Sefiroth). Et, lorsque la Malkhout reçoit tout cet influx, cela effectue et révèle sa grande supériorité par rapport à toutes les autres Sefiroth et permet également leur révélation à travers elle, (car autrement elles resteraient voilées), et leur procure également une élévation, car la Malkhout est ce qui amène toute chose à sa plénitude, de façon révélée et définitive.

Tel est également le sens du verset « וְיָתֻרוּ אֶת אֶרֶץ כְּנַעַן - Ils exploreront la terre de Canaan » : à travers le travail d’un Juif dans le monde matériel, « la terre de Canaan », celui-ci révèle la supériorité (« יִתְרוֹן » de « וְיָתֻרוּ ») qu’il recèle, car ce monde prend sa source dans la Sefirah de Malkhout. Et c’est cette « supériorité » qui lui donne la force de « conquérir » le monde matériel et de l’imprégner de divinité de façon inaltérable, jusqu’à ce que nous fassions de ce monde une résidence pour D-ieu.

Le lien de cette paracha avec le sujet du 28 Sivan est donc clair : comme nous l’avons dit, en ce jour réside l’expression de la force du mois tout entier, le Don de la Torah, c’est-à-dire l’intégration de la Divinité dans la matérialité du monde, ce qui en révèle la véritable force.

La révélation de la partie profonde de la Torah en préparation à la Délivrance


Ce qui précède constitue une leçon fondamentale pour notre génération :

Dans la suite de l’histoire des explorateurs, il est rapporté les paroles de Calev « עָלֹה נַעֲלֶה וְיָרַשְׁנוּ אֹתָהּ - Montons, montons-y et prenons-en possession ! » à propos desquelles il est enseigné que la répétition du verbe désigne deux montées différentes : la première montée en terre sainte des Enfants d’Israël suite à la sortie d’Égypte, et la montée qui aura lieu lors de la Délivrance messianique et de la construction du troisième Temple.

Il existe, en effet, un parallèle entre la délivrance d’Égypte et la délivrance messianique, comme il est dit « Comme aux jours de ta sortie d’Égypte, Je lui montrerai des merveilles » dans les temps futurs (Michée 7, 15). L’Admour Hazakène explique à ce propos que, de la même manière que l’objet essentiel de l’exil en Égypte et de la délivrance qui suivit fut la réception de la Torah, la longueur de notre exil actuel n’a pour autre objet que de constituer une préparation à la révélation des profondeurs de la Torah qui aura lieu dans l’ère messianique.

Chaque millénaire de l’Histoire, comme on le sait, correspond à un des jours de la Création. Le septième millénaire, celui de l’ère messianique, correspond au Chabbat, « יוֹם שֶׁכֻּלּוֹ שַׁבָּת וּמְנוּחָה לְחַיֵּי הָעוֹלָמִים - Le jour qui sera entièrement Chabbat et repos pour la vie éternelle » (fin du traité Tamid). Ainsi, étant aujourd’hui dans la deuxième partie du sixième millénaire, nous en sommes à « la veille du Chabbat » de la Délivrance. Et, conformément à la coutume voulant que l’on goûte les plats du Chabbat avant l’entrée de celui-ci, il nous faut dès à présent « goûter » au dévoilement des profondeurs de la Torah qui caractérisera les temps futurs. C’est la raison pour laquelle notre époque a connu la révélation de la ‘Hassidout qui constitue une préparation et un préambule au dévoilement des secrets de la Torah aux temps messianiques.

Comme ce fut le cas pour le Don de la Torah au Sinaï, la révélation des profondeurs de la Torah par le Machia’h nous donnera de nouvelles forces pour agir sur le monde matériel. Et, si l’on peut distinguer dans la Torah la partie actuellement révélée de la partie profonde, c’est qu’il existe dans le divin des niveaux révélés (גליא דקודשא בריך הוא) et des niveaux profonds et cachés (סתים דקודשא בריך הוא) qui en sont les sources. Ainsi, le Don de la Torah lors duquel eut lieu le dévoilement de la Torah « révélée » a permis de faire pénétrer dans le monde de la divinité révélée, et le dévoilement des profondeurs de la Torah donne la force d’imprégner le monde des niveaux du divin les plus profonds.

Ceci s’exprime dans la réponse du Machia’h au Baal Chem Tov. En effet, quand celui-ci lui demanda « Quand viendras-tu, Maître ? », le Machia’h répondit par le verset « לְכְּשֶיָפוּצוּ מַעְיְנֹתֶיךָ חוּצָה - Lorsque ‘tes sources se répandront à l’extérieur’ » (Proverbes 5, 16). Dans la mesure où il s’agit d’un verset de la Torah, chaque mot est porteur d’un sens bien précis qui désigne l’essence des choses.

Ainsi, si la notion « d’extérieur » est mentionnée dans la Torah, c’est qu’elle a une existence véritable. Or, celle-ci désigne a priori ce qui est en dehors des limites de la sainteté, ce qui est surprenant, car, en vérité, rien n’existe « à l’extérieur » du divin, du fait que « אין עוד מלבדו - il n’est rien d’autre que Lui » (Deutéronome 4, 35). En réalité, « l’extérieur » mentionné dans la Torah désigne l’état où celui-ci révèle le divin en son sein, (bien qu’il ait superficiellement l’air d’être à l’extérieur de la sainteté,) et ce d’une façon plus élevée et plus intense que les autres niveaux qui ne sont pas à « l’extérieur ». (Il en est de même lorsque les miracles sont habillés dans les voies naturelles, car c’est alors la nature elle-même qui exprime et révèle la volonté de D-ieu sans qu’il y ait besoin de la briser pour cela.)

Et cette révélation du divin dans les niveaux « extérieurs » se fait quand « tes sources se répandent à l’extérieur » : c’est à travers la diffusion des sources de la partie profonde de la Torah que se révèle la supériorité et la force que « l’extérieur » recèle pour révéler le divin.

La « diffusion des sources à l’extérieur » a pris son véritable essor après la libération de prison de l’Admour Hazakène, qui a inauguré une nouvelle période en la matière. Or, cette libération est également liée avec le sujet du dévoilement divin dans et avec les forces de « l’extérieur » :

Au sujet de sa libération, l’Admour Hazakène écrivit : « Lorsque j’ai lu dans le livre des Psaumes « Il délivre mon âme dans la paix »... je suis sorti en paix. » Le sens profond de ce verset, « פָּדָה בְשָׁלוֹם נַפְשִׁי מִקְּרָב לִי כִּי בְרַבִּים הָיוּ עִמָּדִי - Il délivre mon âme dans la paix de la guerre qui m’assaille, car nombreux sont ceux qui sont avec moi. » (Téhilim 55, 19), est le suivant : le terme « nombreux », désigne le monde matériel tel qu’il apparaît distinct et séparé de D-ieu. Ce verset vient proclamer que le monde matériel est «  avec moi » : non seulement ne s’oppose-t-il pas à la sainteté, mais au contraire lui porte assistance. C’est ainsi que la délivrance se fait « dans la paix », car il n’est nul besoin de vaincre le côté profane, celui-ci se transformant de lui-même pour aider la sainteté.

« Tu t’étendras » - « 770 »


La diffusion des sources de la ‘Hassidout a connu plusieurs étapes qui ont jalonné son histoire, depuis le Baal Chem Tov et l’Admour Hazakène, jusqu’à notre génération. Au cours de ces époques, nos maîtres, les Rebbeïm, ont vécu et agit dans différents lieux et pays, la dernière étape étant aux Etats-Unis, plus précisément dans le lieu où nous nous trouvons maintenant : la synagogue et la maison d’étude Loubavitch, au « 770 » (comme on la dénomme ici). Or, on constate que c’est de cet endroit que se font, d’une façon encore plus forte que dans les générations passées, la révélation et la diffusion de la ‘Hassidout dans le monde entier, jusque dans les endroits les plus « extérieurs » qui soient.

La raison en est que, comme nous l’avons dit, le Don de la Torah eut lieu dans le monde matériel, car c’est précisément ici-bas que le plus grand dévoilement peut se faire, « la supériorité de la terre » apportant l’élévation « sur tout », sur tous les niveaux supérieurs. C’est pourquoi, à la suite de cela, la révélation des profondeurs de la Torah se fait dans un endroit qui plus « extérieur » que tout autre endroit du monde : dans « l’hémisphère inférieur » (si l’on considère que Jérusalem est au sommet de la terre, ndt), dans lequel le Don de la Torah n’a pas eu lieu (de façon révélée).

Ceci est contenu en allusion dans le numéro de l’adresse de ce bâtiment, duquel la lumière sort vers le monde entier : « 770 », qui est la valeur numérique de « פרצת, Paratsta - Tu t’étendras ». Le lien entre ce nombre et le terme Paratsta est le suivant : le monde ayant été créé en sept jours par les sept Attributs divins, le nombre sept désigne la perfection dans ce monde. Et cette perfection est exprimée lorsque l’on multiplie sept par cent (700), auxquels s’ajoutent sept que l’on multiplie par dix (70), qui font ensemble 770. Ainsi, le nombre 770 désigne-t-il la perfection à l’intérieur des limites du monde (la « perfection » dans la limitation), et malgré cela, il est la valeur numérique du terme Paratsta, qui signifie le dépassement de toutes les limites. Il n’y a cependant pas de contradiction, car le véritable dépassement ne se fait pas en brisant ou en effaçant les limites du monde, mais, au contraire, quand ces limites elles-mêmes parviennent à un état de Paratsta, de « dépassement ». On voit de nouveau ici comment c’est précisément à travers le plus bas niveau (la perfection de la limitation), que l’on parvient à plus haut niveau : la plénitude du dépassement.

Une autre allusion à cela réside dans le fait que le Rabbi précédent à vécu soixante-dix ans dans ce monde-ci, parmi lesquelles il a vécu les dix dernières dans « l’hémisphère inférieur », au « 770 ». C’est ce qui donne la force ensuite à la septième génération, qui correspond à la Sefirah de Malkhout, d’effectuer dans toute sa plénitude le dévoilement des sources de la ‘Hassidout (qui est désigné par le nombre 770).

Et tel est le sujet du 28 Sivan, la force de la Torah grâce à laquelle se révèle la force de la Sefirah de Malkhout (le niveau le plus bas), qui effectue au sein du monde matériel le dévoilement de tous les degrés du divin, même les plus élevés, de façon totale et éternelle.

Le début de la Délivrance : là où se font les efforts en exil


Ce qui précède procure à notre génération forces et encouragement, car, d’un côté, nous nous trouvons en exil, dans « l’hémisphère inférieur » (le plus bas spirituellement), là où se trouve la majorité en nombre et en structures (רוב מנין ורוב בנין) du peuple juif à notre époque, mais, d’un autre côté, c’est précisément dans cette situation que la plus grande élévation qui soit est effectuée pour toutes les générations précédentes, jusqu’à élever les plus hautes parmi celles qui nous ont précédées. C’est notre génération qui amène et effectue la Délivrance complète et finale, car c’est précisément du plus bas que surgit l’élévation pour le plus haut.

C’est également la raison pour laquelle le mot hébraïque pour « Délivrance », « Guéoula » est constitué du mot « Gola », signifiant « exil », additionné de la lettre « Alef » : en effet, la Délivrance se fait et révélant le « Alef », le Maître du monde, à l’intérieur de l’exil.

Ce principe est également vrai en ce qui concerne l’endroit précis dans lequel nous nous trouvons en exil, au sein de « l’hémisphère inférieur », le centre duquel se fait la diffusion des sources dans le monde entier, le « 770 » : c’est dans cet endroit que se fait la Délivrance et la construction du troisième Temple. Il est vrai que le lieu du Temple est en Terre Sainte, à Jérusalem, la ville sainte, mais, dans la mesure où la Délivrance se fait grâce à nos efforts tout au long de l’exil et en particulier à la fin de l’exil, il y a déjà dans ce lieu-ci, et précisément ici, la parfaite préparation à « מִקְּדָשׁ אֲד’ כּוֹנֲנוּ יָדֶיךָ - La demeure pour Ta résidence, que Tu as faite, Seigneur ! » (Exode 15, 17)

Et donc, mon beau-père, le Rabbi, Nassi de notre génération, peut exiger que s’accomplisse d’ores et déjà le dévoilement de la « Demeure de D-ieu » dans ce lieu-ci (au « 770 »).

Et c’est précisément avec la conclusion de notre travail dans « l’hémisphère inférieur » que l’on dévoile tout l’édifice de la « demeure de D-ieu », y compris le toit sur lequel « le roi Machia’h se tient sur le toit du Temple... et annonce aux Enfants d’Israël ‘Humbles ! Le temps de votre Délivrance est arrivé !’ » (Yalkout Chimoni sur Isaïe 499).

L’enseignement concret de tout cela est que de cet endroit propice et en ce moment propice chaque Juif reçoit un rajout de « koa’h », de forces particulières pour accomplir la Chli’hout, la mission de notre génération : « se tenir tous prêts » pour recevoir la Délivrance totale et véritable, avec, à notre tête, notre juste Machia’h, David le roi d’Israël.

L’union du Juif et de son Créateur


En plus du fait que le 28 Sivan est le jour qui suit le 27 Sivan (voir plus haut), il est également le jour qui prépare celui du 29 Sivan dont le sujet est l’union du Juif avec D-ieu (qui vient suite au travail exprimé par le 28 Sivan : l’œuvre du Juif d’imprégner le monde matériel par la divinité).

En effet, le 29 Sivan est la veille du Roch ‘Hodech, de la nouvelle Lune qui marque le nouveau mois. En ce jour, la Lune est totalement voilée, en préparation à sa renaissance le lendemain, lorsqu’elle recevra du Soleil une nouvelle lumière, concrétisant alors l’union du receveur (מקבל), la Lune, et du donneur (משפיע), le Soleil. Dans le service de D-ieu du peuple juif, cela symbolise le fait que le début du service doit être marqué par l’effacement (ביטול) du Juif devant D-ieu (comme la Lune qui disparaît). Grâce à cela, il y a ensuite l’union et le mariage du peuple juif avec D-ieu, l’union de chaque Juif en particulier avec l’Essence de D-ieu, qui ne deviennent plus qu’une seule entité, « une seule chair ».

Et cette union s’exprime notamment par le fait que le Juif devient « partenaire » de D-ieu dans toute chose, y compris dans le sujet essentiel de l’avènement messianique, car D-ieu, si l’on peut s’exprimer ainsi, a besoin de la participation de chaque Juif pour accomplir cela parfaitement, par le fait que chaque Juif acquiesce et même qu’il souhaite et proclame que, non seulement « le temps de votre Délivrance est arrivé  », mais que la Délivrance est déjà là, car « Guéoula », la Délivrance à aussi le sens de « Guilouï », dévoilement, le dévoilement du Maître du monde au sein de la « Gola », « l’exil ».

Et la force de parvenir à l’union du Juif avec D-ieu (représentée par le 29ème jour du mois) réside dans l’accomplissement de la tâche représentée par le 28ème jour du mois, le dévoilement des profondeurs de la Torah ici-bas.

Il est expliqué à ce propos dans la ‘Hassidout (sur la base de ce qui est écrit dans le Zohar) qu’il existe deux possibilités (qui en sont en fait trois) dans l’union du Juif avec D-ieu :

1. Grâce à la partie dévoilée de la Torah (גליא שבתורה), la partie superficielle de l’âme s’unit avec la partie dévoilée de D-ieu (גליא דקוב"ה), c’est-à-dire aux niveaux inférieurs du divin.

2. Grâce à la partie profonde de la Torah (סתים דאוריתא), la partie profonde de l’âme s’unit avec la partie voilée du divin (סתים דקוב"ה), c’est-à-dire aux niveaux les plus profonds et secrets du divin.

3. La partie superficielle de l’âme s’unit avec la partie profonde de l’âme. Celle-ci se lie avec la partie dévoilée de la Torah qui se lie elle-même avec la partie profonde de la Torah. Celle-ci se lie avec la partie révélée de D-ieu qui s’unit elle-même avec la partie cachée de D-ieu. De sorte que tous les niveaux cachés, jusqu’aux profondeurs du divin, parviennent à la plénitude du dévoilement jusqu’au niveau dévoilé dans le peuple juif.

Dans toutes ces modalités, après que l’union du Juif avec D-ieu se soit fait par l’intermédiaire de la Torah, il y a une union plus élevée : « ישראל וקודשא בריך הוא כולא חד - Israël et le Saint bénit soit-Il ne sont qu’un », sans aucun intermédiaire.

Ainsi le 28 Sivan, la force de la Torah, révélée et profonde, est une préparation au 29 Sivan, veille de Roch ‘Hodech et union totale avec D-ieu.

Et, en conséquence de l’union du Juif avec D-ieu, l’union se fait dans toute la Création. Et alors se révèle dans le monde la force de l’Essence divine qui la porte chaque instant à l’existence, et le monde devient une résidence pour D-ieu.

[Le Rabbi a ensuite distribué à chacune des personnes présentes le fascicule intitulé « 50ème anniversaire du 28 Sivan » avec un billet d’un dollar à donner (lui ou son équivalent) à la Tsédaka.]

 
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