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L’EDIT ROYAL - "DVAR MALKHOUT" DU CHABBAT EMOR 5751 :


Pour parvenir au niveau de la Délivrance : Etudier les profondeurs de la Torah révélées dans la ’Hassidout

jeudi 11 mai 2006, par Redaction

Résumé du discours du Rabbi Chabbat Emor, le 20 Iyar 5751


Il existe deux raisons pour lesquelles la Délivrance messianique est appelée « Guéoula » (« libération ») et non « sauvetage » ou « sortie » (bien que ces termes expriment aussi la notion de délivrance) :

1. Le mot hébraïque Guéoula - גאולה contient l’intégralité du mot Gola - גולה qui désigne l’exil, ce qui enseigne que l’objet de la Délivrance messianique est d’élever tout ce qui a été accompli en exil en y introduisant la révélation du alef - א, D-ieu qui est le Maître (« Alouf ») de la Création.

2. La Guéoula est précisément la conséquence directe des efforts menés en temps d’exil (raison pour laquelle la majorité des lettres de Guéoula sont les lettres du mot Gola).

Tout ceci a été largement développé dans le discours précédent. Nous allons maintenant aborder d’autres détails dans le terme « Guéoula » qui nous éclairent sur la tâche qui est la nôtre aujourd’hui, à la veille de la Délivrance.

En Égypte aussi


La délivrance d’Égypte, qui constitue le précédent et la source de toutes les délivrances ultérieures, s’illustra par le fait que tous les Juifs, sans exception, sortirent d’Égypte non seulement avec tous leurs biens propres, mais également avec tous les biens de l’Égypte (les ustensiles d’or et d’argent et les vêtements précieux des Égyptiens) qui devinrent leur propriété et furent ainsi « délivrés ». Cela signifie que l’exil lui-même, à savoir l’Égypte, fut « délivré » en accomplissant la destinée pour laquelle il avait été créé : la réalisation de la bénédiction divine à Avraham selon laquelle Israël sortirait d’Égypte avec de grandes richesses.

Une chose étrange est survenue en Égypte : après avoir enduré toutes les plaies, les Égyptiens ont confié de leur plein gré aux Enfants d’Israël leurs ustensiles d’or et d’argent, en quantité supérieure à ce qui leur avait été demandé. Ils ont même forcé les Enfants d’Israël à accepter tous ces biens ! On peut se demander pourquoi les Égyptiens se sont tellement empressés de remettre leurs richesses entre les mains des Israélites. D-ieu avait en effet uniquement ordonné à ceux-ci de demander des biens aux Égyptiens, mais pas que ces derniers dépassent cette demande.

La raison à cela est que la délivrance élève et raffine l’exil. Ainsi, les Égyptiens, dont certains étaient des savants, ont fini par ressentir que D-ieu dirige le monde - que ce soit de façon consciente ou subconsciente - et ont volontairement transmis leurs biens aux Enfants d’Israël.

Il apparaît également que c’est précisément la descente en exil qui a engendré ce gain.

Tel est le déroulement de toutes les délivrances et en particulier de la Délivrance finale : celle-ci élève et raffine la réalité de l’exil d’une part et résulte des efforts effectués au sein de l’exil d’autre part.

Est-ce là tout ?


Un point mérite cependant d’être éclairci :

Il est certes vrai que, lors de la délivrance d’Égypte, les Égyptiens reconnurent que D-ieu dirige le monde, comme il est écrit « Et l’Égypte saura que Je suis D-ieu ». Néanmoins, le peuple juif mérita en Égypte un dévoilement divin bien plus important que celui que les Égyptiens perçurent, car D-ieu s’est dévoilé à eux d’une façon qui transcende les limites du monde (« בכבודו ובעצמו »).

Qui plus est, le but de la sortie d’Égypte était de pouvoir recevoir la Torah. Or, au mont Sinaï, D-ieu s’est révélé de façon encore plus intense et élevée lorsqu’Il dit « Je suis l’É-ternel ton D-ieu », se montrant « face à face » à chacun et chacune des Enfants d’Israël.

En outre, s’agissant de la Délivrance messianique, il y aura également une révélation divine qui dépasse totalement les limites de la Création (au-delà de la révélation de D-ieu en tant que Maître du monde), celle de l’Essence même de D-ieu (עצמותו ומהותו). La Création connaîtra de profonds changements, comme l’exprime le verset des prophètes « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » (Isaïe 66, 22), tout comme la Torah : « une nouvelle Torah sortira de Moi » (Isaïe 51, 4). Le monde changera au point que l’occupation de toute l’Humanité sera la recherche de la connaissance de D-ieu (Rambam).

Tout ceci aura lieu lors de la Guéoula, mais n’est pas pourtant contenu, ni évoqué dans le terme « Guéoula ».

« Alef » ne symbolise pas seulement « Alouf - le Maître »


En réalité, la lettre Alef - א évoque trois idées différentes :

1. Alouf, le Maître qui gouverne, 2. l’étude (אולפן), comme dans le verset « Aalefkha ‘hokhma » (Job 33, 33), 3. « Alef » s’écrivant en toutes lettres en hébreu אלף, comporte les lettres du terme « pélé - פלא » qui signifie « merveilleux, miraculeux ».

Cela nous enseigne que pour transformer l’exil et y révéler le Alef, trois étapes sont nécessaires qui correspondent à trois degrés de délivrance :

En premier lieu, la responsabilité de chaque Juif est de révéler à l’intérieur du monde que D-ieu est le Maître de toute la Création - אלופו של עולם, jusque dans ses plus infimes détails. Ceci amènera la Délivrance et l’ère messianique, quand chaque créature saura que c’est D-ieu qui la porte à l’existence.

Ensuite, il faut révéler les miracles et les merveilles (« נפלאות ») de la Délivrance, comme l’annonce le verset « Comme aux jours de ta sortie d’Égypte, Je te montrerai des merveilles » (Michée 7, 15), en particulier les merveilles qui se cachent dans la Torah, afin que les profondeurs de la Torah imprègnent ses autres degrés - plus bas - de révélation.

Les plus grandes merveilles


Dans les termes de la ‘Hassidout, chacune de ces étapes correspond à une Séfirah, à un attribut divin : 1. « אלופו של עולם - le Maître du monde » correspond à l’attribut de Malkhout - la Royauté, car il s’agit de révéler la royauté de D-ieu dans le monde, 2. « אולפן - l’étude » correspond à ‘Hokhmah et Binah, la Sagesse et l’Entendement qui dépasseront les limites du monde tout en y restant lié (« מוחין השייכים לעולם ») et 3. « פלא - les merveilles » correspond à la profondeur de la Sagesse (« Pnimiout ha’Hokhmah ») et au niveau de « Keter » (la Volonté divine qui précède la sagesse) qui sont des degrés qui transcendent totalement la réalité, sans aucun lien avec le monde.

Si aujourd’hui nous devons étudier la Torah pour pouvoir accomplir les Mitsvot et savoir comment sanctifier le monde, lors de l’ère de la Guéoula nous étudierons également pour raffiner l’esprit humain, sans rapport avec le service de D-ieu à l’intérieur du monde. C’est pour cette raison que se révélera alors ici-bas l’Essence Divine qui est normalement sans lien aucun avec le dévoilement dans le monde.

On comprend dès lors que tout ce qui caractérisera la Guéoula, y compris les sujets les plus miraculeux, est contenu dans le nom « Guéoula », qui est Gola additionnée d’un Alef, avec toutes les significations que cela implique.

C’est-à-dire que nous ne devons pas nous contenter de raffiner le monde en menant notre vie « lechem chamaïm », pour satisfaire à la volonté divine, ce qui révèle que D-ieu est le Roi du monde. Nous devons aussi révéler que D-ieu est plus élevé que le monde (« מוחין השייכים לעולם ») à travers l’étude de la Torah, et également révéler les niveaux les plus hauts (« פלא - les merveilles ») à travers l’étude de la partie profonde de la Torah.

Précisément à travers l’exil


Concernant l’époque de la Guéoula, il est écrit que les Enfants d’Israël diront alors « אודך ה’ כי אנפת בי - Je te remercie, D-ieu, car Tu t’es irrité contre moi, תשוב אפך - que cesse Ta colère, ותנחמני - et console-moi, amène la Délivrance » (Isaïe 12, 1)

Ce verset est a priori surprenant : pourquoi remercier D-ieu de s’être mis en colère contre nous ? Et si cela désigne la reconnaissance pour la Délivrance qui suivra cette colère, il ne s’agit alors pas d’une gratitude absolue, car il eut évidemment été préférable qu’il n’y ait d’emblée ni colère, ni exil !

L’explication à cela est que nous remercierons D-ieu pour cet exil si pénible parce que ce n’est qu’à travers celui-ci que nous pourrons accéder à l’élévation de la Délivrance, jusque dans ses plus hauts degrés. Ainsi, en accomplissant la tâche de révéler le Alef dans la Gola, c’est-à-dire révéler l’intention profonde de D-ieu dans l’exil, nous parviendrons au stade où nous pourrons Le remercier pour l’incompréhensible allongement de celui-ci, car c’est justement cela qui permettra le dévoilement des profondeurs de la Torah lors de la Guéoula.

Le Machia’h - toutes les dimensions


Étant donné que c’est le Machia’h qui sera l’artisan de la Délivrance, on retrouve également en lui les trois degrés définis plus haut dans la Guéoula.

Dans les « Lois relatives aux rois », le Rambam stipule que le Machia’h sera « מבית דוד - de la maison de David ». En effet, depuis que David fut couronné, la royauté d’Israël lui est dévolue de façon éternelle, à lui et à sa descendance.

Le Rambam précise ensuite que, parmi les fils de David, le Machia’h sera « מזרע שלמה - de la descendance de Chlomo  ». Il est intéressant de se pencher sur la raison de cette précision qui semble, a priori, superflue.

La raison profonde en est que le règne de Chlomo fut marqué par une paix absolue, à l’image de l’ère messianique, alors que celui de David fut une succession de guerres, au point où D-ieu Lui-même lui dit « Tu as versé beaucoup de sang  » (Chroniques I, 22, 8).

La paix qui caractérisa le règne de Chlomo fut la conséquence de la perfection de sa sagesse, en plus de celle de sa royauté. La sagesse de Chlomo fut en effet d’une telle puissance qu’elle dépassa celle des plus savants parmi les hommes, y compris les sages de l’Égypte (Rois I, 5, 10), si bien que tous se soumirent à lui sans qu’il y ait besoin de combat. Cette paix fut si profonde que les non-Juifs eux-mêmes lui prêtèrent assistance dans son œuvre de raffinement du monde.

Cette paix eut aussi pour conséquence l’affermissement de son règne qui ne fut jamais contesté comme le fut celui de son père David.

Et, si nous l’avions mérité, le règne de Chlomo aurait pu durer indéfiniment et le premier Beth Hamikdache (le Temple qu’il édifia à Jérusalem) aurait alors été éternel. Malheureusement, à cause d’un certain nombre de choses négatives, le royaume de Chlomo fut par la suite scindé en deux, le premier Beth Hamikdache fut détruit, puis le deuxième, et nous sommes en exil jusqu’à aujourd’hui. Ceci jusqu’à ce que soit rétablie la royauté du Machia’h, qui sera encore plus parfaite que celle de Chlomo.

Ainsi, le Rambam précise-t-il que le Machia’h sera « de la maison de David et de la descendance de Chlomo » pour enseigner que la royauté du Machia’h sera parfaite et absolue, y compris du point de vue de la « sagesse » dans son règne (telle que celle-ci s’exprime dans la Gola, ce que le verset désigne comme « la sagesse de l’Égypte »), et le degré de פלא - pélé, « merveille », qui désigne la profondeur de la sagesse, sera également révélé chez lui dans toute sa plénitude. Il sera à la fois roi et rav, conjuguant la perfection des attributs de Malkhout - royauté et de ‘Hokhmah - sagesse, et il enseignera le niveau de פלא - pélé de la Torah, les profondeurs de la sagesse divine. Tout son être sera parfait, comme il est écrit « un esprit de D-ieu sera sur lui, un esprit de conseil et de force, un esprit de connaissance et de crainte de D-ieu. » (Isaïe 11, 2).

La perfection de la royauté chez chaque Juif


Pour que chaque Juif ait la capacité de recevoir la révélation du Machia’h, il faut que se révèlent en lui les différentes expressions du Alef qui caractérisent le Machia’h.

Il existe en effet un lien intrinsèque entre les Juifs et le Machia’h dans la mesure où chaque Juif possède en lui une étincelle de l’âme du Machia’h. C’est ainsi que, lors de la prière récitée à l’ouverture de l’Arche de la Torah les jours de fête, nous disons tous « que s’accomplisse en nous le verset qui dit ‘un esprit de D-ieu sera sur lui’  ».

Ces degrés sont : מלכות - la royauté, מדות - les attributs émotionnels, חכמה - l’intellect tel qui est lié aux émotions, פנימיות החכמה - l’intellect pur.

C’est également ce que nous enseigne la première Michna du quatrième chapitre de Pirkei Avot que nous lisons ce Chabbat : « Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme. Qui est fort ? Celui qui domine son mauvais penchant. Qui est riche ? Celui qui se réjouit de sa part. Qui est honoré ? Celui qui honore les autres. » Nous retrouvons ici les quatre degrés évoqués précédemment.

Il est, en effet, enseigné dans la Kabbalah que les quatre lettres du nom ineffable de D-ieu correspondent à ‘Hokhmah, Binah, Midoth et Malkhout auxquels cette Michna fait allusion : « Qui est sage ? » - ‘Hokhmah, « Qui est fort ? » - Binah, « Qui est riche ? » - Tiferet (la « splendeur », le centre des Midoth) et « Qui est honoré ? » - Malkhout (la « royauté » qui est liée à l’honneur).

Dans la mesure où chaque Juif possède une âme divine qui est une partie de D-ieu, il possède donc ces quatre qualités. Il suffit qu’il les dévoile pour être à l’image (même lointaine) du Machia’h. Dès lors, il y a la perfection de la Malkhout, la royauté divine, de même que le trône du roi n’est entier que s’il tient sur quatre pieds. Et chaque Juif possède en lui un aperçu de la royauté divine dans sa perfection, car « Tous les Enfants d’Israël sont fils de roi » (Traité Chabbat 67a) et, plus encore, « des rois » (Tikounei Zohar) au point qu’ils sont liés à l’honneur et la gloire de D-ieu. Et si l’on considère que chaque Juif possède une part dans la Torah de D-ieu, il ressort que chaque Juif est lié avec, et peut atteindre le degré de ‘Hokhmah chébéMalkhout, « la sagesse dans la royauté », jusqu’à la perfection de la royauté.

Il est à remarquer que lorsque le roi s’assied sur son trône, sa tête descend vers le bas alors que ses pieds s’élèvent. Cette descente de ce qui est haut conjuguée à l’élévation de ce qui est bas exprime la combinaison du divin qui dépasse le monde (« merveille ») avec la réalité d’ici-bas, c’est-à-dire le dévoilement du Alef dans la Gola pour donner la Guéoula.

La perfection dans la Malkhout est soulignée d’autant plus le jour du Chabbat car les sept jours de la semaine correspondent aux sept Midoth - attributs divins : ‘Hessed - la largesse, Guévoura - la rigueur, Tiféret - la splendeur, Hod - la gloire, Netsa’h - la victoire et Malkhout - la royauté. Le Chabbat correspond donc à Malkhout. Ceci est d’autant plus accentué cette année (5751, Ndt) dans laquelle l’attribut de Malkhout dans le compte des sept semaines du Omer tombe précisément le Chabbat. Ce Chabbat, en particulier, est le cinquième, dans lequel nous avons compté Malkhout chébéHod, la royauté telle qu’elle est liée avec la reconnaissance (« hodaa ») du degré de « פלא - merveille ».

Rabbi Chimone bar Yo’haï et Lag Baomer


Le lien entre le degré de « פלא - merveille » qui dépasse le monde avec le monde d’en bas est encore plus perceptible ce Chabbat qui suit Lag Baomer.

Lag Baomer est le jour de la Hiloula de Rabbi Chimonee bar Yo’haï, son union avec D-ieu lors de son départ de ce monde. Ce fut lui qui révéla la partie profonde de la Torah (le « פלא - merveille » de la Torah) et, le jour de son décès, il révéla l’aspect caché de tout ce qu’il avait révélé au cours de sa vie. Ces enseignements ont été consignés dans le Zohar, de sorte que tous les Juifs puissent y avoir accès, ce qui préfigure la révélation des profondeurs de la Torah par le Machia’h.

Rabbi Chimone a également œuvré pour associer la partie profonde de la Torah avec sa partie dévoilée, unifiant le degré de « פלא - merveille » de la Torah avec l’entendement humain.

Ce faisant, Rabbi Chimone a transmis au peuple juif les forces nécessaires pour relier la divinité transcendante avec le monde. Ceci est exprimé par son enseignement « Dans tous les lieux d’exil du peuple juif, la Chékhina, la Présence Divine est avec eux », ce qui désigne le lien entre le divin et le peuple juif tel qu’il se trouve ici-bas.

Rabbi Chimone s’est soucié de relier la divinité non seulement avec le peuple juif, mais avec le monde entier. C’est ainsi qu’il a dit « Je peux dispenser le monde entier du jugement divin », il pouvait sauver le monde entier de la rigueur de l’exil.

Le jour de Lag Baomer lui-même est lié au dévoilement divin. C’est en effet le jour de l’attribut « Hod chébéHod  », or Hod symbolise la « reconnaissance », c’est-à-dire le rapport à ce qui est au-delà de la compréhension : le degré de « פלא - merveille ». Hod est le cinquième des sept attributs émotionnels et représente la révélation de hautes lumières divines sous forme chaotique, de façon « déchaînée » (« פרוע »), évoquée dans le verset « החמישית לפרעה - le cinquième pour Pharaon », et tout ceci descend se dévoiler ici-bas de façon ordonnée, accessible à l’entendement humain, et imprègne l’ensemble des degrés de la psychologie humaine, car Hod est la conclusion des principaux attributs.

Depuis Rabbi Chimone bar Yo’haï, le dévoilement de la partie profonde de la Torah s’est poursuivi dans les générations ultérieures, jusqu’au Ari Zal (Rabbi Itshak Louria) qui a déclaré « C’est dorénavant une Mitsva de dévoiler cet enseignement ». Cette révélation fut ensuite prolongée par le Baal Chem Tov et le Maguid de Mézeritch qui ont fondé le mouvement ‘hassidique, suite à quoi l’Admour Hazakène (Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi) a fondé le ‘hassidisme ‘Habad, à la tête duquel se sont succédé les Rabbis de Loubavitch qui ont révélé les profondeurs de la Torah de façon intelligible, (Sagesse-Compréhension-Connaissance étant l’acronyme de חב"ד - ‘Habad), aussi bien dans l’âme humaine que dans le monde entier.

Ceci s’est notamment poursuivi chez le Rabbi précédent, Rabbi Yossef Itshak, et dans notre génération dans laquelle chaque année de nouveaux enseignements sont dévoilés, au point où ces jours-ci on imprime pour la première fois des Maamarim de ‘Hassidout qui n’existaient jusqu’à présent que sous forme de manuscrits.
Ceci corrobore l’enseignement de l’Admour Hazakène sur le verset « משכיל לאיתן האזרחי - Maskil d’Eithan l’Ezra’hite  » (Téhilim 89, 1) selon lequel il y a dans l’âme une force intellectuelle (« Maskil ») dont le rôle est de faire luire (« Ezra’hi » de « Zara’h ») l’essence de l’âme (« Eithan ») de façon à illuminer toutes les couches de l’être, liant en cela l’intellect avec le subconscient. Et ceci pénètre ensuite dans le monde entier, comme l’exprime la fin du chapitre « ברוך ה’ לעולם אמן ואמן - Loué soit D-ieu dans le monde, Amen et Amen ».

Dans les Psaumes, il est écrit à la suite « ויהי נועם ה’ אלוקינו עלינו - Que la grâce de l’É-ternel notre D-ieu soit sur nous », exprimant que la « grâce », le plaisir divin qui transcende les mondes s’établit dans la résidence véritable (« מעון » composé des mêmes lettres que « נועם ») - le troisième Beth Hamikdache.

Ainsi, par l’étude de la Torah en général et celle de la ‘Hassidout en particulier - et également par le fait de regarder le visage du Rav, car « la sagesse de l’homme illumine son visage », ce qui permet une meilleure compréhension de l’étude -, un Juif devient un réceptacle pour le dévoilement divin dans le monde.

Cela commence par le travail sur soi : ne pas se contenter de ne pas être mauvais (רשע), mais chercher à être parfait - un Tsaddik. Et, dans notre génération, chaque Juif peut être un Tsaddik de façon dévoilée (et la plénitude de ce dévoilement se fera lors de la Guéoula).

Ensuite, il faut diffuser les profondeurs de la Torah dans le monde extérieur à soi, en tous lieux, ce qui constitue une préparation adéquate à l’ère messianique lorsque l’occupation exclusive du monde entier sera la recherche de la connaissance de D-ieu.

Concrètement


L’enseignement de tout cela est clair : en plus de tout ce que l’on accomplit pour révéler dans le monde que toute chose est créée par D-ieu et qu’Il en est le Maître (« Aloufo chel Olam »), il doit y avoir un ajout particulier dans l’étude de la Torah, en particulier de sa partie profonde telle qu’elle est révélée de façon accessible intellectuellement dans la ‘Hassidout. Il convient aussi d’influencer son entourage en cela.

Que D-ieu veuille que cette entreprise de conclusion du dévoilement du Alef dans la Gola marque sans plus attendre l’avènement de la Délivrance pour tous les Enfants d’Israël, quels qu’ils soient.

Et tous ensemble, avec tous nos biens et avec toutes les synagogues et lieux d’étude de la Torah, ainsi qu’avec tous les rouleaux de la Torah - y compris celui qui vient d’être écrit à l’initiative de femmes juives et a donné lieu à un ajout de Tsédaka, nous irons en Terre Sainte, à Jérusalem, la ville sainte, dans le Troisième Temple, « מקדש אד’ כוננו ידיך - La demeure que Toi, Seigneur, Tu as faite » (Béchala’h 15, 17).

 
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