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Accueil >>  1. "Vivre" la venue de Machia’h >>  Résumés des discours du Rabbi de 5751 et 5752

TAZRIA-METSORA 5751 :


Le moyen le plus direct pour faire venir le Machia’h

dimanche 7 mai 2006, par Redaction

Résumé du discours du Rabbi Chabbat Tazria-Metsora, le 6 Iyar 5751


Dans les discours précédents, nous avons établi la nécessité que chacun fasse tout ce qui est en son pouvoir pour déclencher l’avènement messianique de façon concrète. En effet, après le mois de Nissan de cette année, il est évident que le Machia’h se doit de venir immédiatement et que, dans un instant, nous pourrons déclarer que le Machia’h est d’ores et déjà venu.

Nous allons maintenant nous atteler à enseigner comment cela doit se faire, et montrer de quelle façon cela est apparent dans ce Chabbat, aussi bien dans la paracha qui est lue le matin que dans celle qui est lue l’après-midi, dans l’étude des Pirkei Avot, dans la date dans le mois de Iyar ainsi que dans le compte du Omer relatifs à ce Chabbat.

Tazria-Metsora : l’entrée dans la Délivrance

Le thème de la Délivrance messianique apparaît clairement dans notre paracha  :

La paracha Tazria, tout d’abord, débute par les mots : « אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ, וְיָלְדָה זָכָר - Une femme qui concevra et enfantera un enfant mâle . » Dans les Prophètes, la Délivrance est comparée à une naissance. S’agissant de la naissance d’un enfant mâle, cela symbolise une Délivrance qui ne sera plus jamais suivie par l’exil. Cela fait également directement référence à la venue du Machia’h dont les sources kabbalistiques établissent que l’âme proviendra d’une sphère extrêmement élevée appelée « עלמא דדכורא - le monde du masculin.  »

Ainsi, ce verset tout entier est annonciateur de la Délivrance : « Une femme qui concevra  » désigne le peuple d’Israël - l’ « épouse » de D-ieu - tel qu’il se trouve en exil, accomplissant la Torah et les Mitsvot sans en voir les conséquences directes, ce qui ne sera possible que lors de l’ère messianique, lorsque « elle enfantera un enfant mâle. »

La paracha Metsora, ensuite, est directement liée avec le thème messianique : le Talmud (Sanhédrine 98b) relate que le Machia’h est appelé « le Metsora (lépreux aux sens biblique) de la maison de Rabbi. » Dans l’épisode où Rabbi Yéhochoua ben Lévi demandé au prophète Élie où se trouve le Machia’h, celui-ci lui répond qu’il est lépreux et se trouve parmi un groupe de lépreux affligés de souffrances.

Le Machia’h est ainsi désigné car il se trouve en exil et qu’il ressent la douleur et l’affliction liées à une telle condition. Cependant, la paracha Metsora relate le « jour de la purification » du Metsora, ce qui, s’agissant du Machia’h, évoque le moment où celui-ci se révèle et délivre le peuple juif.

Un rapport peu évident


Ceci étant établi, un certain nombre de questions apparaissent :
1. Si « Tazria » symbolise l’enfantement de la Délivrance et que « Metsora » évoque précisément l’exil, comment est-il possible de les associer en une seule paracha, « Tazria-Metsora » ?

2. Si le degré de « Tazria », celui de la Délivrance éternelle, est atteint, comment peut-il être suivi par une situation relevant de « Metsora », l’exil ?

3. Le contenu général de la paracha Tazria (qui symbolise la Délivrance) est constitué des lois relatives aux plaies lépreuses impures (« Tsaraat »), alors que la paracha Metsora (qui symbolise l’exil) relate le processus de purification de cette impureté. L’inverse aurait pourtant été plus logique : que la paracha liée à la Délivrance parle de la purification et que celle liée à l’exil soit consacrée à l’impureté.

4. Pourquoi le Machia’h, qui sera le libérateur du peuple juif de son exil matériel et spirituel, est-il appelé « Metsora », un nom qui n’évoque que l’exil et l’affliction ?

La « Tsaraat » : un degré élevé


Pour répondre à cela, il est d’abord nécessaire d’expliquer ce que sont les plaies dites (de façon erronée) « lépreuses », désignée dans la Torah sous le nom de « Tsaraat ».

La ‘Hassidout enseigne que la Tsaraat frappe uniquement un homme dont le comportement est parfait et dont toutes les facultés mentales et émotionnelles sont mobilisées exclusivement au service du bien, mais chez qui subsiste encore un très léger défaut qui reste à corriger. Les taches blanches de la Tsaraat sur sa peau sont alors une indication que son âme est parfaitement raffinée et que le peu de mal dont il lui reste à se débarrasser est purement superficiel. Ceci est encore plus souligné dans le terme que la Torah emploie ici pour « plaie » : « néga’ », qui exprime l’action de « toucher », montrant que l’homme est seulement « touché » par un mal qui reste totalement extérieur à lui.

D’autre part, la ’Hassidout enseigne que tant que le Cohen ne les a pas déclarées impures, ces « plaies » sont porteuses d’une sainteté extrêmement élevée, revêtant une lumière divine très haute, que la kabbale appelle « דינא קשיא דקדושה - le jugement sévère de la sainteté ». (cf. Likoutei Torah sur cette paracha p. 22b)

La voie de la pureté


Ces deux interprétations, selon lesquelles les plaies de Tsaraat représentent, d’une part, une imperfection minime et, d’autre part, une lumière divine élevée sont en fait liées l’une à l’autre :

Lorsque, pour quelque raison que ce soit, cette haute lumière divine connaît une chute spirituelle au point d’aller alimenter les énergies négatives des forces du mal, le mal qui en résulte est seulement superficiel. Dès lors, pour corriger cela, il suffit de dévoiler la véritable nature divine de ces plaies.

C’est pour cela que la Torah relate la purification du Metsora par le verset « זֹאת תִּהְיֶה תּוֹרַת הַמְּצֹרָע, בְּיוֹם טָהֳרָתוֹ - Voici la Torah (la règle) à appliquer au Metsora le jour de sa purification » : en effet, pour purifier le Metsora, il suffit de dévoiler - de mettre « à jour » - la nature véritable de ses plaies pour purifier et éliminer la petite quantité de mal qui en résultait.

D’où vient la Tsaraat ?


Si les forces du mal peuvent tirer une certaine vitalité de la lumière divine véhiculée par ces plaies, c’est parce que celle-ci est si élevée qu’elle ne peut descendre s’établir dans les « kélim », les « réceptacles » prévus pour la recevoir. Elle « brise » alors ces réceptacles, et est alors récupérée par les forces négatives.

Dans le comportement humain, cela signifie que cette lumière divine suscite l’élan de l’âme pour s’élever vers son Créateur et s’unir à Lui en se fondant dans le divin (mouvement appelé « ratso »). Cependant, de cette aspiration peut découler un renforcement des forces négatives : on voit, en effet, qu’une prière fervente peut parfois être suivie d’une colère ou une rancœur - ce qu’à D-ieu ne plaise - envers quelqu’un qui ne se comporte pas comme il se doit.

La solution à cela est de s’humilier totalement devant D-ieu, comme un serviteur qui se tient impassible devant le roi (mouvement appelé « chouv »). Dans cet esprit, un homme renforcera son étude de la Torah et sa pratique des Mitsvot et en viendra à accomplir sa mission ici-bas comme il convient.

Il ressort de là que l’humilité et l’annulation de soi devant la volonté de D-ieu (« chouv ») ont pour vertu de faire revenir la « lumière divine » dans ses « réceptacles » et de l’y établir.

Or pour associer ces deux mouvement contraires, « ratso » et « chouv », il est nécessaire de faire appel à un degré qui leur est supérieur : celui de Tiféret dont la source transcende les degré de ‘Hessed - la largesse divine, à l’origine du « ratso », et de Guevoura - la rigueur divine, à l’origine du « chouv ».

Or, les Sages ont enseigné que « ‘Tiféret’ désigne le don de la Torah ». C’est donc la raison pour laquelle le verset désigne le processus de purification du Metsora par le terme « Torat haMetsora » qui enseigne par allusion que la solution du Metsora est dans l’étude de la Torah. L’homme doit donc être humble comme la poussière, accomplissant alors les termes de la prière « Mon âme sera envers tous comme de la poussière, (et alors) Tu ouvriras mon cœur à Ta Torah ». Il sera alors un « réceptacle » pour la Torah dont l’attribut de Tiféret permettra à la « lumière divine » de s’établir dans ses réceptacles.

La nature de l’exil : la Tsaraat


Le schéma que nous venons de décrire s’applique également à l’exil et à la délivrance :

L’exil est caractérisé par un voile sur le divin. Les miracles qui étaient quotidiennement visibles à l’époque du Temple ne sont plus et le peuple juif est plongé dans l’obscurité spirituelle. Cette situation trouve sa source dans un niveau extrêmement élevé de « lumière divine », qui dépasse et transcende même la notion de « lumière ». C’est cette source « au-delà de la lumière » qui donne lieu, ici-bas, a une situation exempte de lumière : l’obscurité de l’exil.

Néanmoins, dans la mesure où il s’agit de lumière divine, cette situation de déchéance n’est que superficielle. La solution est donc de révéler que la nature profonde du monde de l’exil est en réalité la Délivrance, la lumière divine. C’est à travers le service divin en temps d’exil que nous pouvons révéler cette lumière (qui est en elle-même au-delà de toute révélation) ici-bas.

Cette tâche s’effectue précisément en temps d’exil, car c’est à ce moment que l’humilité et l’abnégation (« messirout néfèch ») dans le service divin, conditions de la descente de la lumière divine dans ses réceptacles, sont à leur comble.

Nous pouvons maintenant comprendre la relation entre « Tazria » et « Metsora » ainsi que le lien avec leurs contenus respectifs :

Au début, la Torah donne une introduction générale au thème de la Tsaraat et de sa purification qui symbolise la sortie de l’exil vers la Délivrance : « Une femme qui concevra et enfantera un enfant mâle » enseigne que par le service divin en temps d’exil (« tazria -concevra »), on arrive à la Délivrance (« veyalda zakhar - enfantera un enfant mâle »). Ensuite la Torah s’étend sur le sujet des plaies qui représentent l’exil. Néanmoins, la paracha toute entière porte un nom connoté avec la Délivrance, « Tazria », car ces plaies sont en réalité des lumières divines qui se révéleront ici-bas lors de la Délivrance.

La paracha Metsora, dont le nom évoque l’exil, parle de la purification de ces plaies, donc de la Délivrance, pour enseigner que cette purification se fait en dévoilant que les plaies elles-mêmes - l’exil lui-même - sont par nature des lumières divines ici-bas et que ce n’est que de cette façon que l’on peut empêcher que leur présence donne lieu a des conséquences négatives.

Et cette idée, selon laquelle la purification des plaies se fait en dévoilant leur véritable nature, est à l’origine de l’appellation du Machia’h du nom de « Metsora ». En effet, il se trouve lui-même en exil, souffre de cette situation et est même atteint - « touché » - par cela, et pourtant c’est lui qui va amener la Délivrance au peuple d’Israël.

La paracha que nous commençons à lire à l’office de Min’ha ce Chabbat, A’harei-Kédochim, est également liée à cette idée :

La paracha A’harei relate la mort des deux fils d’Aharon suite à leur désir irréfrénable de se rapprocher de D-ieu. C’est alors que le peuple juif reçu le commandement selon lequel il ne saurait plus y avoir de « ratso » sans « chouv », la finalité étant la vie de l’âme dans le corps (jusqu’à la vie éternelle aux temps de la résurrection). Et la force d’accomplir cela est donnée dans la paracha de Kédochim dans laquelle chaque Juif reçoit la capacité de se sanctifier par la sainteté de D-ieu, degré qui transcende le « ratso » et le « chouv » et qui a donc le pouvoir de les associer.

Une méthode directe


Tout ceci est lié avec le second chapitre des Pirkei Avot que nous étudions traditionnellement ce Chabbat. Celui-ci débute par cet enseignement : « Rabbi a dit : quel est le chemin droit que l’homme doit choisir ? L’action qui confère de la splendeur (« Tiféret ») à son auteur et pour laquelle les hommes lui confèrent de la splendeur. »

L’étude de cette Michna soulève quelques questions :

1. Quel est le sens de la question « quel est le chemin droit ? » N’est-il pas déjà écrit « Droits sont les chemins de D-ieu » ? (Osée 14, 10)

2. Pourquoi le terme choisi ici pour désigner l’homme est-il « Adam », qui fait référence à un degré élevé ?

3. Pourquoi est-ce précisément Rabbi (surnom de Rabbi Yéhouda haNassi) qui a donné cet enseignement ?

Les réponses sont :

Il est écrit au sujet de Rabbi qu’il était, à son époque, digne d’être le Machia’h car il était d’une extrême piété (« ‘hassid gamour »), qu’il avait accomplit sa mission à la perfection et qu’il était frappé de maladies, ce qui correspond à la description que le Talmud donne du Machia’h.

L’homme - le « Adam » - dont Rabbi parle est celui qui a atteint un haut niveau, qui a raffiné chaque trait de sa personnalité et à qui il ne reste qu’un infime perfectionnement à accomplir, à l’instar de Rabbi lui-même. Et de nos jours, puisque le peuple juif a déjà achevé tout ce qu’il devait accomplir en exil, tous les Juifs sont dans cette catégorie.

Rabbi demande donc, dans une telle situation où le travail est achevé, quel est le chemin le plus direct - le plus facile et le plus rapide - pour faire venir le Machia’h ?

Et il répond que c’est à travers la Torah qui est « Tiféret », la splendeur, comme il est dit « Tiféret, c’est le don de la Torah », qui a le pouvoir de faire résider et se dévoiler la lumière divine du « ratso » dans les réceptacles de notre monde. Alors il sera révélé que l’exil était en soi une grande lumière divine et automatiquement l’obscurité de l’exil disparaîtra et la Délivrance sera alors définitive.

Une autre raison au fait que c’est précisément la Torah qui fera venir le Machia’h est la suivante : il est écrit que le Machia’h sera un roi mais aussi un rav, un sage de la Torah. Il exercera un pouvoir de monarchie absolue, régnant sans partage sur le monde et édictera des décrets, mais il sera également un homme de sagesse et de pédagogie qui fera en sorte que ses décrets soit compris et assimilés. Cette double nature du Machia’h assurera que les « lumières divines » de la royauté divine seront intégrées et assimilées par les réceptacles. Et cela se fera par la force de la Torah.

Le lien entre les mois


Tout ceci transparaît également dans le mois actuel, le mois de Iyar :

Nissan est le premier des mois, au cours duquel eurent lieu la révélation divine à l’initiative de D-ieu et les miracles de la délivrance d’Égypte. Vient ensuite le mois de Iyar qui représente le travail de raffinement et d’élévation personnelle que les Juifs effectuent par le compte du Omer.

Le fait que ces deux mois se succèdent exprime que la révélation divine du mois de Nissan se révèle à l’intérieur des réceptacles à travers le service divin des Juifs au cours du mois de Iyar.

Et la force de relier les lumières divines aux réceptacles provient du deuxième jour de Iyar auquel correspond l’attribut de « Tiféret chébéTiféret », Tiféret telle qu’elle se décline sous forme de Tiféret (sachant que chacun des sept attributs contient tous les autres et se décline ainsi de sept façons, selon les modalités de chacun. NdT.). Et par la force de Tiféret, il est possible d’associer le « ratso » et le « chouv » et de déclencher ainsi la Délivrance.

Un autre point :

Le nom « Iyar » est composé des initiales des noms Avraham, Yits’hak, Yaakov et Ra’hel. Les trois Patriarches symbolisent les trois attributs ‘Hessed (la largesse), Guévoura (la rigueur) et Tiféret (la splendeur résultant de l’harmonie des deux précédents attributs) qui sont des lumières divines. Ra’hel symbolise l’attribut de Malkhout (royauté) qui représente les réceptacles. En les rassemblant dans son nom, le mois de « Iyar » effectue le lien entre eux et la révélation de la lumière divine dans les réceptacles.

Ra’hel symbolise le travail du peuple juif en temps d’exil pour faire venir la Guéoula, la Délivrance, comme il est écrit « Ra’hel pleure au sujet de ses enfants... car Il n’est plus là » (Jérémie 31, 14). Car, comme le dit le Zohar, D-ieu s’était « élevé du monde ‘léeyla ouléeyla’ - de façon incommensurable, » et par le travail de Ra’hel, qui est le travail de tout le peuple juif, il apparaît que l’exil est en réalité une intense lumière divine qui s’est élevée du monde, laissant l’obscurité et l’exil régner ici-bas. Ainsi, en faisant revenir cette lumière dans notre monde, l’exil s’annule et la Délivrance se fait.

Le compte du Omer : Malkhout chébéTiféret


Tout ceci est lié avec le jour spécifique qui est compté ce Chabbat (5751, NdT) dans le Omer : « Malkhout chébéTiféret  ».

De façon générale, le compte du Omer dont le but est le raffinement de l’âme, constitue un condensé de toute l’œuvre du peuple juif pour amener la Délivrance. Ceci est perceptible dans l’influence exercée sur l’âme humaine, comme nous le disons lors du compte « לתקן את נפשותינו ורוחותינו ונשמותינו - afin de corriger nos esprits et nos âmes ». Cela exerce aussi une influence sur le monde, comme nous disons par la suite « על ידי זה יושפע שפע רב בכל העולמות - il y aura, grâce à cela, une abondance de bénédiction dans tous les mondes. » à cette occasion, la Délivrance éternelle est également mentionnée : « הרחמן הוא יחזיר לנו עבודת בית המקדש - אמן סלה - Le Miséricodieux nous rétablira le service dans le temple - Amen Sélah ! »

Cette année (5751, NdT), nous avons commencé le compte du Omer à la sortie de Chabbat et nous en concluons donc chaque semaine le Chabbat. Puisque le dernier jour de chaque semaine du Omer est relié à l’attribut de Malkhout, et que le Chabbat symbolise en soi la Délivrance (« יום שכולו שבת - le jour où tout sera Chabbat »), l’attribut qui se révèle est donc la Malkhout du Machia’h, la royauté du Machia’h.

La royauté du Machia’h est investie d’une grande puissance. Les Sages enseignent en effet que l’ordre du roi ne saurait être entravé par quoi que ce soit, quitte, comme ils l’expriment, à « déraciner une montagne » qui tenterait d’empêcher la volonté du roi de s’accomplir. Dans l’essence des choses, rien ne devrait s’opposer au roi car la nation tout entière est suspendue à sa volonté.
Ainsi en est-il du Machia’h : puisque rien ne saurait s’opposer à lui, alors même s’il semble y avoir une situation d’exil qui s’oppose à lui, ce n’est qu’une opposition superficielle qui disparaîtra en révélant que la véritable nature de l’exil est, comme nous l’avons dit, d’être une haute lumière divine : Malkhout.

Il existe plusieurs approches quant à la façon de révéler la royauté divine à travers la royauté du Machia’h. Malkhout peut se décliner en effet d’une façon de ‘Hessed, de Guévoura, de Tiféret, de Hod, de Nétsa’h, de Yessod et enfin de Malkhout elle-même. Cependant, d’après Rabbi, le moyen de le faire est par Malkhout telle qu’elle s’exprime dans Tiféret, Malkhout chébéTiféret, précisément l’attribut de ce Chabbat !

Et puisque, selon Rabbi, il s’agit du moyen le plus direct pour faire venir le Machia’h, il est évident qu’il n’est pas nécessaire d’attendre les Chabbats suivants et que, dès ce Chabbat, il y aura la victoire du Machia’h sur l’exil (« Malkhout chébéNétsa’h - la royauté dans la victoire »), et nous pourrons alors contempler la beauté du Machia’h (« Malkhout chébéHod - la royauté dans la magnificence »). Ce sera alors « Malkhout chébéYessod  » - une royauté établie éternellement, et aussi « Malkhout chébéMalkhout  » - la quintessence de la royauté, qui se révélera alors dans le monde entier.

Concrètement : étudier les sujets relatifs à la Délivrance


Quel est l’enseignement concret qu’il convient de dériver de la juxtaposition des mots Malkhout chébéTiféret ?

Étant donné qu’il s’agit des dernières actions en vue de faire venir le Machia’h, auxquelles la participation et l’effort de chaque Juif est nécessaire, il est évident que Malkhout à elle seule ne suffit pas, car elle est le rôle du Machia’h lui-même. Il faut qu’il y ait Malkhout, le sujet du Machia’h, telle qu’elle se trouve dans la Torah, c’est-à-dire Tiféret. Seule la Torah peut en effet faire en sorte que nous soyons des « réceptacles » pour la Malkhout, la lumière divine qui accompagnera la Machia’h et la Délivrance.

En d’autres termes : « Tiféret » exprime le sujet du Machia’h et de la Délivrance dans la Torah. On peut étudier cela dans le Tanakh (la Bible), en particulier dans les paroles des Prophètes qui abondent de références à l’avènement messianique, dans le Talmud (en particulier à la fin des traités Sanhédrine et Sotah), dans le Midrache, dans le Zohar, dans la ‘Hassidout, dans les enseignements des Nessiim de ‘Habad et en particulier dans les « Maamarim » et les « Likoutei Si’hot » de Nassi Dorénou, le Chef de notre génération. Tout ceci constitue une préparation et un avant-goût de ce que le Machia’h enseignera lors de l’ère messianique. Le fait de rajouter dans cette étude amènera la Délivrance.

Tous doivent participer à cette étude : aussi bien ceux dont l’étude est l’occupation principale que ceux qui ont une autre occupation professionnelle doivent rajouter dans l’étude de la Torah (en particulier) dans les sujets relatifs à la Délivrance et au Machia’h.

Il est opportun d’organiser des cours collectifs auxquels participeront au moins dix hommes, car l’étude publique ajoute à la joie et à l’impatience quant à la venue du Machia’h, en plus du fait que « lorsque dix hommes étudient ensemble, la présence divine réside parmi eux ».

Il faut également rajouter dans l’accomplissement des Mitsvot avec hidour, avec perfection et embellissement, en particulier la mitsva de Tsédaka. Il est bon de relier le don à la Tsédaka avec l’étude des sujets de la Délivrance en ayant l’intention d’accélérer par ce don le processus de la Délivrance, en prononçant ou en ayant à l’esprit la parole des Sages « גדולה צדקה שמקרבת את הגאולה - Grande est la Tsédaka qui rapproche la Délivrance. » (Baba Bathra 10a).

La conséquence


Le principal est que tout cela amène concrètement le Machia’h.

Alors il y aura ce Chabbat la naissance et le dévoilement du Machia’h, et l’on proclamera dans le monde entier « הנה זה מלך המשיח בא - Voici le roi Machia’h qui arrive ! » et voici mon beau-père, le Rabbi précédent (car tous les Tsadikim ressusciteront alors), voici tous les Rebbeïm et les Tsadikim de toutes les générations, accompagnés de Moché et Aharon.

Et, avec l’ensemble du peuple juif, nous seront portés par les nuages vers la terre d’Israël, à Jérusalem, au Beth Hamikdache, le temple et dans le Saint des Saints, comme cela est relaté dans la paracha A’harei concernant Aharon. Sauf que lors de la Guéoula, tous les Juifs pourront pénétrer à tout moment dans le Saint des Saints.

Et l’essentiel est que cela se passe immédiatement, de façon à ce que nous puissions tous remercier et bénir D-ieu pour le dévoilement du Machia’h, « Chéhé’hyanou vékyémanou véhiguyanou lizmane hazé - Qui nous a fait vivre, nous a sustenté et nous a amené à ce moment-ci ! »

 
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