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Accueil >>  4. Machia’h : une perspective ’hassidique


"Bati Légani 5711 (1951)" : Le programme du Rabbi pour notre génération

mardi 10 mai 2005, par Redaction

Voici la traduction française du premier "Maamar" du Rabbi, prononcé le 10 Chevat 5711 (1951), jour du premier anniversaire de la disparition de son beau-père, le Rabbi précédent. Cet évènement marqua l’acceptation officielle par le Rabbi de sa fonction. Dans ce Maamar, il pose les jalons de la tâche impartie à notre génération, qui doit nous amener à l’avènement du Machia’h.

Traduction du Rav ’Haïm Mellul (Ed. du Beth Loubavitch)


Pour entendre l’enregistrement audio de la récitation du Maamar par le Rabbi et suivre la transcription en yiddish, cliquer ici.

Pour étudier la version officielle publiée en hébreu, revue et corrigée par le Rabbi, cliquez ici.


“באתי לגני אחותי כלה”

“Je suis venu dans Mon jardin,
Ma sœur, Ma fiancée...”

Chir Hachirim 5, 1


Chapitre 1

Mon beau-père, le Rabbi, cite ce verset, dans le Maamar [2] qu’il donna pour le jour de son décès, le 10 Chevat 5710 et il mentionne, à ce propos, le commentaire du Midrash Rabba, à cette référence, constatant que : “Il n’est pas dit ‘dans le jardin’, mais ‘dans Mon jardin’, dans l’endroit de Mon plaisir, là où Je résidais essentiellement, à l’origine. Car, la Présence de D.ieu se marquait principalement auprès des créatures inférieures ”.

Il nous faut comprendre le sens de l’expression : “la Présence de D.ieu se marquait principalement”. Précisant ce qu’est “la Présence de D.ieu”, l’Admour Hazaken dit [3]  : “l’Emanation qui est proche [4], qui pénètre dans la création”, ainsi qu’il est dit : “Je résiderai parmi eux”. Ceci fait référence au début de la révélation de la Lumière de l’En Sof (L’Infini Divin. NdE).

On peut déduire du fait que “la Présence de D.ieu” soit le niveau premier de la révélation de l’En Sof à quel point ce stade de l’Emanation est infiniment plus élevé que le monde d’Atsilout lui-même ou encore que la Lumière de l’En Sof précédant la contraction du Tsimtsoum. De fait, ce niveau premier de la révélation est bien la Lumière de l’En Sof précédant le Tsimtsoum.

D’ailleurs, l’Admour Haémtsahi explique [5] que le Fil de Lumière [6], par rapport à l’Essence de l’En Sof, est lui-même appelé “Présence de D.ieu” [7]. En effet, celle-ci s’adapte à chaque stade de la création, en fonction de ce que le caractérise. Ainsi, en Atsilout, la Présence divine se trouve dans l’Attribut de royauté, Mal’hout. Bien plus, le Tséma’h Tsédek précise [8] qu’il en est ainsi uniquement lorsque cet Attribut devient la source du monde de Brya. Par contre, restant en Atsilout, Mal’hout reste unie à toutes les autres Sefirot de ce monde et l’on ne peut donc pas encore parler de “Présence de D.ieu” [9].

Ceci ne contredit cependant pas l’affirmation, précédemment énoncée, selon laquelle le Fil de Lumière est appelé “Présence de D.ieu”. En fait, “la Présence de D.ieu” dont il est question dans les propos de nos Sages est Mal’hout d’Atsilout, mais uniquement lorsque cet Attribut devient la source de Brya et non en sa source. Pour autant, par rapport à la Lumière de l’En Sof, le Fil est effectivement “la Présence de D.ieu”.

L’une des raisons pour lesquelles le Fil de Lumière est appelé “Présence de D.ieu” par rapport à l’En Sof est énoncée par le Rabbi Maharach [10]. Elle est la suivante. Ce Fil est révélé dans le but de s’introduire dans les mondes et dans les âmes juives. C’est pour cela qu’il est appelé “Présence divine” depuis son tout début.

Le Rabbi Rachab [11] montre, en outre, que l’on peut aussi parler de “Présence de D.ieu” à un stade plus élevé, à la source première, avant le Tsimtsoum. Du reste, la Lumière éclairant avant le Tsimtsoum s’appelle également “Présence divine”. De façon générale, on définit trois stades, en cette Lumière précédant le Tsimtsoum. On distingue, tout d’abord, l’Essence de la Lumière de son Emanation. En outre, cette Emanation se répartit elle-même en deux phases, son dévoilement destiné à elle-même [12] qui est à l’origine de la Lumière entourant les mondes, d’une part, son dévoilement qui, bien que lui étant également destiné prend d’ores et déjà en compte les mondes venant par la suite et qui est donc à l’origine de la Lumière les pénétrant, d’autre part.

Le dernier stade qui vient d’être défini s’appelle “Présence de D.ieu”. Certes, il précède le Tsimtsoum et ne peut donc en aucune façon être la source des mondes. C’est, d’ailleurs, précisément pour cela que le Tsimtsoum fut nécessaire. Bien plus, il y eut, tout d’abord, le premier Tsimtsoum, qui fut un retrait pur et simple [13]. Malgré cela, ce dernier stade est effectivement qualifié de “Présence de D.ieu”.

Tel est donc le sens de l’expression : “La Présence de D.ieu se marquait essentiellement auprès des créatures inférieures”. Cette Présence n’est donc pas celle qui se trouve en Atsilout, c’est-à-dire Mal’hout, ni même celle de la Lumière de l’En Sof, c’est-à-dire le Fil, mais bien, dans son dévoilement le plus essentiel et le plus profond, la révélation auprès des créatures inférieures.

En effet, la Lumière [14] qui s’introduit dans le monde se révèle de façon méthodique et progressive. Au stade le plus haut, elle est très intense, puis elle se réduit, au fur et à mesure de sa descente. De fait, ce principe s’applique, d’une manière identique, à tout l’enchaînement des mondes. Certes, avant la faute [15], la Lumière se révélait pleinement, ici-bas. Pour autant, le dévoilement était plus intense, là-haut et nos Sages disent [16] bien que : “Il étendit la main droite et créa les cieux, étendit la main gauche et créa la terre” [17]. C’est donc bien en la Lumière transcendant les mondes que “la Présence de D.ieu se marquait essentiellement”.

Chapitre 2

Il est dit que “la Présence de D.ieu se marquait essentiellement auprès des créatures inférieures” et le Midrash précise que ces “créatures inférieures” désignent, en fait, le monde matériel. Il explique que, du fait de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, la Présence divine se retira de la terre vers le ciel [18]. Puis, lors du don de la Torah, près du mont Sinaï, se réalisa : “Je suis venu dans Mon jardin, dans l’endroit de Mon plaisir” [19].

Le retrait provoqué par la faute résulte essentiellement de celle de l’arbre de la connaissance du bien et du mal [20]. Il s’agit, en effet, de la faute la plus essentielle, qui fit une place pour toutes les autres et fut la cause, l’origine des mauvais agissements de Caïn, d’Enoch. Il en est de même également pour l’effet qui résulte de cette faute. Le retrait qui en est la conséquence provient surtout du voile de la Présence divine en ce monde matériel, après qu’ait été commise la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

En effet, la Présence divine, tout d’abord, résidait essentiellement en ce monde matériel. Puis, la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal fit qu’Elle se retire de ce monde et remonte vers le ciel. De ce fait, mon beau-père, le Rabbi, dans son Maamar, ne présente pas conjointement la faute de l’arbre de la connaissance et celles de Caïn et d’Enoch, qu’il mentionne indépendamment. Car, du fait de ces dernières fautes, la Présence divine s’éleva d’un ciel à un autre, plus élevé. La faute de l’arbre de la connaissance, par contre, l’éleva de la terre vers le ciel. Et, ce retrait est celui qui nous concerne le plus clairement. En outre, il est bien le retrait le plus déterminant.

Le Rabbi explique ensuite, dans son Maamar, que sept Justes vinrent, qui firent redescendre la Présence divine ici-bas. Ainsi, Avraham eut le mérite de la faire passer du septième ciel au sixième. Le Rabbi abrège ensuite son exposé [21] et il conclut que Moché, qui est le septième, et “tous les septièmes sont chéris”, la fit redescendre ici-bas, sur la terre. C’est donc lui qui obtint la révélation essentielle.

Ainsi, tout comme le retrait le plus fondamental fut celui qui s’opéra de la terre vers le ciel, provoqué par la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, la phase essentielle de la révélation ici-bas fut le passage du ciel à la terre, tout d’abord parce que cet aspect nous concerne le plus clairement et, en outre, parce qu’il est le plus déterminant. C’est par l’intermédiaire de Moché qu’il fut obtenu et le Rabbi en énonce la raison dans une parenthèse : “Tous les septièmes sont chéris”.

Chapitre 3

Nos Sages disent : “tous les septièmes sont chéris” et non : “tous les chéris sont septièmes”. Il en résulte que la qualité essentielle est, en l’occurrence, le fait d’être le septième, justifiant que l’on soit chéri, ce qui veut dire qu’une telle personne n’est pas chérie à cause d’un élément livré à son libre choix, à sa volonté et à son effort, mais uniquement par le simple fait d’être la septième, caractère qui lui est acquis depuis sa naissance. Malgré cela, “tous les septièmes sont chéris”. C’est pour cela qu’il fut accordé à Moché que le don de la Torah soit réalisé par son intermédiaire.

Dès son arrivée en Amérique [22], mon beau-père, le Rabbi, souligna que l’amour porté au septième met en évidence la qualité du premier. En effet, c’est bien par rapport à lui qu’il est le septième. A cette occasion, il montra donc l’importance du premier, en l’occurrence de notre père Avraham, qui servit D.ieu en faisant don de sa propre personne. Mais, le Rabbi ne se contenta pas de cela et il fournit également une autre précision, bien que celle-ci, en apparence, ne concerne pas directement son analyse. Il souligna que Avraham ne se fixa pas pour objectif de donner sa vie pour D.ieu. C’est précisément ce qui le distingue de Rabbi Akiva. Ce dernier souhaitait mourir pour D.ieu et il déclara : “Quand l’occasion se présentera-t-elle à moi, afin que je puisse le faire ?”. A l’opposé, l’abnégation dont fit preuve Avraham avait uniquement un rôle accessoire.

Avraham savait que la finalité essentielle de son action était exprimée par le verset : “Il invoqua là-bas le Nom de l’Eternel, D.ieu du monde”, duquel nos Sages disent : “Ne lis pas ‘Il invoqua’, mais : ‘Il fit invoquer’. Avraham devait donc convaincre les autres et, s’il était nécessaire, pour y parvenir, de donner sa vie, il était résolu à le faire. Son service de D.ieu et son abnégation furent si grands que Moché eut le mérite de voir la Torah donnée par son intermédiaire uniquement parce qu’il était le septième, par rapport à lui et que “tous les septièmes sont chéris”. Et, le Saint béni soit-il dit à Moché : “Ne te tiens pas là où se trouvent les grands”, cette expression faisant référence à Avraham.

Le septième est donc particulièrement chéri et cela ne résulte pas de son choix, ni de son effort. Il obtient cette qualité de manière naturelle, du simple fait de sa naissance. Pour autant, il n’y a en cela aucune limite, qui pourrait rendre ce caractère inaccessible ou bien le réserver à une élite. Comme l’explique le Tana Deveï Elyahou, aux chapitres 9 et 25, qui sont cités par la ‘Hassidout, chaque Juif, y compris un esclave ou une servante [23], peut recevoir l’inspiration divine et il est tenu de proclamer : “Quand mes actions égaleront-elles celles de mes ancêtres, Avraham, Its’hak et Yaakov ?”. Pour autant, on ne doit pas s’abuser soi-même et il faut savoir se dire : “Ne te tiens pas là où se trouvent les grands !”. L’importance du septième est uniquement appréciée en fonction de sa place par rapport au premier. Il peut donc assumer la mission qui lui est confiée par ce premier, “ne lis pas ‘Il invoqua’, mais : ‘Il fit invoquer’”. Et, c’est pour cela qu’il est chéri, pour cela qu’il révèle la Présence divine, bien plus qu’il établit Sa résidence essentielle, plus encore, que celle-ci se trouve parmi les créatures inférieures.

C’est donc là ce que l’on attend de chacun d’entre nous, qui appartenons à cette septième génération [24], car “tous les septièmes sont chéris”. Nous ne sommes pas la septième génération parce que nous en avons fait le choix ou bien en rétribution de notre effort. De différents points de vue, on peut même dire qu’il en est ainsi contre notre gré. Malgré cela, “tous les septièmes sont chéris” et nous vivons dans la période du talon du Machia’h [25], plus encore à la fin de cette période. Il nous revient donc d’achever la révélation de la Présence divine ici-bas, bien plus de bâtir Sa Résidence essentielle, précisément parmi les créatures inférieures.

Chapitre 4

Après avoir dit, dans ce Maamar, que “la Présence de D.ieu résidait essentiellement ici-bas”, que Moché, le septième, la fit redescendre, par la suite, sur la terre, le Rabbi ajoute : “La révélation de D.ieu était essentiellement obtenue dans le Temple” et il cite, à ce propos, un verset : “Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux” : Il n’est pas dit ‘en lui’, mais bien ‘parmi eux’, c’est-à-dire au sein de chaque Juif. C’est aussi pour cela qu’il est dit : ‘Les Justes hériteront de la terre et ils y résideront pour l’éternité’. Cette terre dont les Justes héritent est le Gan Eden. C’est là qu’ils font résider, qu’ils révèlent Celui Qui ‘réside pour l’éternité, est élevé et saint’”. Le Rabbi, dans son discours, n’explique pas ce qu’est cette résidence. Elle est, en revanche, définie par le Likouteï Torah, qui se base sur le Zohar.

Le Rabbi dit ensuite : “Cette résidence doit être révélée ici-bas et c’est à ce propos qu’il est dit : ‘Je suis venu dans Mon jardin, dans l’endroit de Mon plaisir, là où Je résidais essentiellement, à l’origine’. Car, la Présence de D.ieu se marquait essentiellement auprès des créatures inférieures”. Il énonce ensuite la raison pour laquelle il en était ainsi : “L’explication est la suivante. La finalité ultime de la création de l’enchaînement des mondes est l’envie qu’éprouva le Saint béni soit-Il de posséder une Résidence parmi les créatures inférieures”.

L’Admour Hazaken explique [26] que la finalité de l’enchaînement des mondes et de la descente qui en résulta [27], n’est pas les mondes supérieures, par rapport auxquels il n’y a là qu’une chute de la Lumière de Sa Face [28]. La descente ne peut pas être un but en soi. On sait que Seule l’Essence de D.ieu peut réaliser la création, comme l’explique Iguéret HaKodech, au paragraphe : “Lui et Sa vitalité”. L’Essence de D.ieu possède la vie intrinsèque et n’a pas de cause antérieure. Elle seul est donc en mesure de créer à partir du néant absolu. Il en résulte que la création n’est pas une simple émanation, mais bien la révélation de l’Essence. Cette création ne peut donc pas être justifiée par les mondes supérieurs. En effet, celui d’Atsilout lui-même n’est qu’un dévoilement de ce qui est caché. De ce point de vue, il constitue effectivement une descente, car les Lumières d’Atsilout, quand elles sont voilées, sont bien plus hautes qu’après leur révélation. Par ailleurs, il n’y a là qu’une révélation, qui ne peut pas être la finalité de l’Essence. L’objectif ultime est donc bien ce monde inférieur.

Comme l’explique l’Admour Haémtsahi, à propos de cette Paracha, celle de Bechala’h [29], la différence entre les mondes supérieurs et ce monde matériel est la suivante. On peut percevoir que ce dernier est créé par l’Essence, comme le montre la suite de Maamarim prononcés à l’occasion du Roch Hachana de la même année. Ces textes précisent la distinction qu’il convient de faire entre la créature et la lumière. Cette dernière est représentative du Luminaire. Quand on observe une lumière, on peut en déduire qu’il existe un luminaire. A l’opposé, la créature n’établit pas l’existence d’un Créateur. Bien plus, elle L’occulte et Le voile [30]. Elle a l’impression d’être à l’origine de sa propre existence. Toutefois, son intellect lui dit que cela ne peut pas être le cas. Certes, il n’y a là qu’une impression, de la part de la créature. Néanmoins, le simple fait qu’il puisse lui sembler être à l’origine de sa propre existence fait la preuve que sa source est l’Essence de D.ieu, qui n’a pas de cause antérieure.

Tout ceci permet d’établir que la finalité de la création et de l’enchaînement des mondes n’est pas les mondes supérieures, lesquels ne font que révéler, mais bien ce monde inférieur, qui a l’impression de ne pas être une émanation et de posséder une existence autonome. En y assumant le service de D.ieu, en y repoussant le mal et en le transformant, on peut mettre en évidence l’Essence et c’est précisément pour cela que fut créé l’enchaînement des mondes.

Chapitre 5

Le Tséma’h Tsédek mentionne [31] un avis selon lequel les réceptacles des Sefirot du monde d’Atsilout ne sont que la révélation de ce qui est caché [32]. Selon cette conception, il est clair que la finalité de la création n’est pas Atsilout, monde qui est uniquement une descente et un dévoilement. Il rapporte, en outre, un second avis, considérant que ces réceptacles sont une création à partir du néant. Mais, différents textes établissent qu’il ne s’agit pas là, à proprement parler, d’une création ex nihilo, que cette expression est employée uniquement par rapport à la Lumière. En effet, la source des réceptacles est la Rechima, la trace [33] qui constitue effectivement un voile. Leur existence est donc également issue de ce voile. De ce fait, ils sont bien créés à partir du néant, par rapport à la Lumière. A l’opposé, par rapport à la Rechima, ils ne sont que la révélation de ce qui était auparavant voilé. Il résulte de tout cela que les mondes supérieurs ne peuvent pas être la finalité de la création. Celle-ci est, en fait, le monde matériel, dans lequel il est possible de repousser le mal et de le transformer.

Certes, en accomplissant les Mitsvot, nous ajoutons des Lumières au monde d’Atsilout et, dès lors, comment prétendre que l’objectif final est ce monde matériel ? Le Rabbi Maharach apporte à cette question la réponse suivante [34]. A l’heure actuelle, ces lumières sont comme déposées dans un coffret. Elles ne servent pas au monde d’Atsilout et ne s’y révèlent pas. Elles sont conçues pour ce monde matériel.

De ce fait, le Rabbi Rachab interprète [35] l’affirmation selon laquelle “il est impossible de considérer que la finalité de la création est les mondes supérieurs, qui ne sont qu’une descente de Sa Lumière” de la manière suivante : ces mondes supérieurs ne font que dévoiler, ce qui est, en soi, une chute. De fait, l’Essence ne se dévoile pas. L’objet final est donc bien ce monde matériel et inférieur. En effet, D.ieu a voulu qu’un plaisir Lui soit procuré en repoussant “l’autre côté”, en transformant l’obscurité en lumière.

Le Rabbi explique, dans son discours, que le service de D.ieu a pour seul but de transformer la folie de “l’autre côté” en “folie du domaine de la sainteté” [36]. De la sorte, “J’éprouve une satisfaction en constatant que J’ai donné un ordre et Ma Volonté a été accomplie”. C’est de cette façon que l’on bâtit une Demeure pour lui, ici-bas. Et, tout comme un homme réside dans sa maison par l’essence même de sa personnalité, la Demeure divine, au sein des créatures inférieures, n’est pas faite de dévoilements. L’Essence de D.ieu s’y trouve et telle est bien la finalité de la création des mondes et de leur enchaînement.

Chapitre 6

A la fin de ce discours, le Rabbi explique que, si la Présence divine se trouve parmi les créatures inférieures, Elle se révéla essentiellement dans le Temple. Et, c’est pour cela que le Sanctuaire était précisément fait de bois de Chittim. En effet, la finalité est bien de transformer la folie [37] de “l’autre côté” et la passion de l’âme animale en “folie du domaine de la sainteté” [38], conformément à l’expression de nos Sages : “Sa folie a été bien utile à ce vieil homme” [39], en se soumettant à D.ieu au-delà de toute logique.

Or, mon beau-père, le Rabbi et ses prédécesseurs donnèrent eux-mêmes l’exemple de tout ce qu’ils attendaient de nous, comme nos Sages l’expliquent, à propos du verset : “Il dit Ses Paroles à Yaakov, Ses Décrets et Ses Jugements à Israël”, soulignant que “ce qu’Il accomplit Lui-même, Il demande à Israël de Le faire et de Le garder” [40]. Il en fut donc de même pour nos maîtres, qui firent et accomplirent personnellement ce qu’ils demandaient des personnes qui leur étaient attachées ou liées.

Pourquoi nous ont-ils révélé qu’ils agissaient eux-mêmes de cette façon ? Afin qu’il nous soit plus aisé de les imiter. Il en fut ainsi, par exemple, pour l’amour du prochain. On connaît de nombreux récits de nos maîtres, en la matière. Ainsi, l’Admour Hazaken interrompit sa prière et il partit couper du bois et cuire une soupe, dont il nourrit lui-même une femme qui venait d’enfanter, car il n’y avait, chez elle, personne pour le faire.

Quelqu’un fut reçu par l’Admour Haémtsahi et il se lamenta, à propos de ce dont les jeunes gens ont coutume de se plaindre. L’Admour Haémtsahi découvrit son bras et lui dit : “Vois, ma peau s’est desséchée sur mon corps, à cause de tes fautes de jeunesse”. Chacun comprend bien la grandeur et l’élévation de l’Admour Haémtsahi, la distance qui le séparait de personnes commettant de telles fautes. Malgré cela, il était lié à elles, au point que, constatant chez elles des éléments indésirables, son état de santé en fut considérablement affaibli et sa peau se dessécha.

Le Tséma’h Tsédek, avant la prière, partit emprunter une somme afin de la confier à un homme simple, qui en avait besoin pour gagner sa vie. Et, une fois [41], le Rabbi Maharach quitta la ville de cure dans laquelle il se trouvait et il se rendit à Paris. Là, il rencontra un jeune homme et lui dit : “Jeune homme, le vin interdit obture le cerveauetle cœur ! Sois un Juif !”. Ce jeune homme rentra chez lui, mais il ne putconnaîtrele repos. Il se rendit chez le Rabbi Maharach, se repentit et il fut à l’origine de toute une famille craignant la Parole de D.ieu. Or, on sait que le temps du Rabbi Maharach étaitparticulièrementprécieux.Même quand il s’agissait de commenter la ‘Hassidout, il le faisait brièvement. A certaines périodes, il avait déjà achevé sa prière à sept heures du matin. Malgré cela, il entreprit un long voyage, resta sur place un certain temps pour ce jeune homme.

Quand le Rabbi Rachab prit la direction des ‘Hassidim, un nouveau décret venaitd’être édicté à l’encontre des Juifs et il fallait, dece fait, se rendre à Moscou. Son grand frère, le Razah, qui parlait couramment plusieurs langues, lui dit : “Ton temps est précieux et tu ne maîtrises pas bien le russe. En outre, tu dois encore te trouver des relations. Je m’y rendrai donc à ta place et j’agirai conformément à tes directives”. Le Rabbi Rachab n’accepta pas cette proposition. Il partit lui-même et connut le succès.

On rapporte également différents récits concernant mon beau-père, le Rabbi, qui s’efforça de rendre des services, y compris à titre individuel, spirituellement ou matériellement. Il s’investit en cela, non seulement physiquement, mais aussi moralement. Or, celui à qui il prodiguait le bien n’était en aucune façon “ton camarade dans la Torah et les Mitsvot” [42], n’avait même rien de commun avec lui.

Chapitre 7

C’est donc en repoussant la folie et en la transformant en sainteté que l’on réalise la finalité de la création et qu’on bâtit pour D.ieu une demeure ici-bas. De fait, cette demeure construite ici-bas en repoussant le mal et en le transformant, “Je suis venu dans Mon jardin”, possède une élévation que l’on n’avait pas avant la faute [43]. Ceci peut être comparé à la situation de l’homme qui détruit un édifice dans le but d’en construire un autre. Il est clair que le nouveau doit surpasser le précédent. De la même façon, on bâtit une demeure plus élevée en repoussant le mal et en le transformant.

Le Rabbi précise, dans son discours, que “quand on repousse ‘l’autre côté’, l’honneur du Saint béni soit-Il se révèle dans tous les mondes”. Il fait ainsi allusion à la Lumière qui est identique dans tous les mondes à la fois. Il mentionne, du reste, la Lumière qui entoure les mondes. Néanmoins, on ne peut pas considérer que la révélation obtenue est effectivement en relation avec ces mondes, mais se limite à les entourer. En fait, elle les transcende effectivement. C’est pour cela que la révélation de cette lumière est qualifiée de retrait. Et, le même terme désigne également le décès des Justes, car celui-ci révèle une lumière particulièrement élevée. De fait, il y a, dans Iguéret HaKodech, deux lettres qui définissent le décès. La seconde le rapproche de la vache rousse. Or, les actes du service qui étaient effectués à l’intérieur du Temple n’avaient pas le pouvoir de transformer les trois forces du mal totalement impures. A l’opposé, ceux qui l’étaient à l’extérieur pouvaient le faire, comme c’est précisément le cas pour la vache rousse. Et, c’est à cette pratique qu’est comparé le décès des Justes.

A l’heure actuelle, nous ne disposons plus de la vache rousse, car, “du fait de nos fautes”, il a fallu que “nous soyons exilés de notre terre”. En revanche, le décès des Justes se produit encore. Or, on trouve deux enseignements de nos Sages [44], à ce propos. Il est dit, d’une part, que : “la mort des Justes est considérée comme l’incendie du Sanctuaire de notre D.ieu ” et d’autre part, que : “le retrait des Justes est encore plus dur que la destruction du Temple”. C’est donc de cette façon que “l’honneur du Saint béni soit-Il se révèle”.

Tous nos maîtres ont commenté la signification de ce retrait, l’Admour Hazaken, l’Admour Haémtsahi, le Tséma’h Tsédek, le Rabbi Maharach, le Rabbi Rachab et mon beau-père, le Rabbi. Ils ont souligné qu’il ne s’agit pas d’un retour vers le haut, ce qu’à D.ieu ne plaise. En effet, la révélation en reste effective ici-bas. Toutefois, elle reçoit une immense élévation.

C’est donc là ce que l’on attend de nous, qui appartenons à la septième génération depuis l’Admour Hazaken, et “tous les septièmes sont chéris”. Nous ne l’avons pas mérité et ceci n’est pas le fruit de notre effort. Malgré cela, “tous les septièmes sont chéris” et la mission confiée à cette septième génération consiste à révéler la Présence de D.ieu, ici-bas, au sens le plus littéral, à transformer la folie de l’âme animale, qui en est atteinte et peut même, parfois, se trouver dans une situation encore plus basse que celle-là. Une telle situation sera donc transformée en “folie du domaine de la sainteté”.

Chapitre 8

Telle est donc la signification de l’expression : “Le Juste qui se retire”. Car, il y a déjà eu de nombreux voiles, différentes occultations, des questions, des faits absolument incompréhensibles, mais tout cela n’a pas été suffisant. Pour que “l’honneur du Saint béni soit-Il se révèle dans tous les mondes”, il y eut également le décès des Justes, aussi dur que la destruction du Temple et même encore plus dur qu’elle. Mais, la finalité de tout cela est le dévoilement de la Lumière de D.ieu.

C’est là ce que l’on demande à chacun d’entre nous. Nous devons savoir que nous appartenons à la septième génération, dont la qualité est d’être la septième par rapport à la première. Or, cette première génération n’eut aucune exigence personnelle, pas même celle de pouvoir offrir sa vie pour D.ieu. Il [45] savait que sa mission était définie par le verset : “Et, il invoqua là-bas le Nom de l’Eternel, D.ieu du monde”.

De même, notre père Avraham parvint dans des endroits où l’on ne connaissait pas la Divinité, le Judaïsme, l’alphabet. Quand il s’y trouva, il se plaça sur le côté et “ne lis pas ‘invoqua’, mais ‘fit invoquer’. On sait, en outre, que ce mode d’interprétation maintient les deux lectures [46]. De fait, la Loi écrite dit clairement que : “Il invoqua”.

Pour autant, on doit savoir que, si l’on désire être soi-même en mesure d’invoquer D.ieu, on doit aussi Le faire invoquer par les autres, faire en sorte, non seulement qu’ils sachent que D.ieu existe, mais aussi qu’ils L’appellent. Jusqu’à présent, ils ne savaient pas qu’il existe un D.ieu, mais, désormais, ils doivent invoquer le D.ieu du monde, non pas comme deux entités distinctes [47], avec la Divinité d’une part et le monde d’autre part, même si D.ieu le dirige. Car, en réalité, D.ieu et le monde ne font qu’un.

Chapitre 9

Certes, qui peut se permettre d’affirmer que son service de D.ieu est l’équivalent de celui de notre père Avraham ? Pourautant, chacun peut en atteindre une infime parcelle et est donc tenu de le faire [48]. Les forces nécessaires pour y parvenir sont accordées et il suffit pour cela d’adopter le comportement qui a été celui du premier [49],puis celui de tous les suivants, jusque et y compris mon beau-père, le Rabbi. Tous ont frayé un chemin et insufflé les forces qui conviennent.

C’est pour cela que la septième génération a été particulièrement chérie. Des forces spécifiques nous ont été données, ont été révélées pour nous. Un service de D.ieu conforme à tout cela peut donc révéler la Présence divine ici-bas, en ce monde matériel et grossier. De la sorte, on atteindra un niveau plus élevé que celui d’avant la faute [43]. En effet, il est dit, à propos du Machia’h, “il sera très élevé”, plus encore qu’Adam, le premier homme, y compris dans l’état qui était le sien avant la faute [50].

Mon beau-père, le Rabbi “a supporté nos affections, enduré nos souffrances. Il est fourbu par nos fautes, éreinté par nos transgressions” [51]. De fait, il a observé notre souffrance. De ce fait, très bientôt et de nos jours, très prochainement, il libérera son troupeau de l’exil moral et physique à la fois et il nous placera dans un rayon de lumière. Mais, tout cela n’est encore que révélation et, bien plus, il nous attachera également, nous liera à l’Essence de D.ieu.

Telle est donc la finalité profonde de la descente et de l’enchaînement des mondes, de la faute et de sa réparation, du retrait des Justes qui “révèle l’honneur du Saint béni soit-Il”. Quand il nous fera quitter l’exil, la tête haute et que “pour tous les enfants d’Israël, il fera clair en leur demeure”, se réaliseront les termes des versets : “Alors, Moché et les enfants d’Israël chanteront” et “l’Eternel régnera pour l’éternité”, comme nous le disons dans la prière, laquelle cite également le Targoum, la traduction de ce verset en araméen [52]. Et, l’on conclut par : “l’Eternel sera le Roi... L’Eternel sera un et Son Nom sera un”, de sorte qu’il n’y aura plus de différence entre D.ieu et Son Nom [53].

C’est là ce que l’on peut obtenir par le retrait des Justes, qui est plus difficile que la destruction du Temple. Mais, toutes ces étapes sont d’ores et déjà passées. Désormais, tout ne dépend donc que de nous, qui appartenons à cette septième génération. Nous aurons donc le mérite de voir [54] le Rabbi, ici-bas, dans un corps, de manière concrète et il nous libérera.




[2] Un "Maamar" est un profond exposé ’hassidique, propre à l’école ’Habad-Loubavitch, dans lequel un Rabbi explore et révèle le sens profond d’un verset ou d’une citation talmudique afin d’en tirer des leçons pour la vie quotidienne et le service de D.ieu.

[3] Dans le Tanya, aux chapitres 41 et 52.

[4] Che’hina, Présence Divine, est de la même étymologie que Cha’hen, voisin et Cho’hen, résidant.

[5] Commentant le verset : “Que D.ieu soit avec moi, envers ceux qui me viennent en aide”, cité dans le grand Maamar intitulé : “Et, ainsi”, au chapitre 27 et imprimé dans le Or HaTorah, Parchat Haazinou, page 1823.

[6] Qui est le résultat du Tsimtsoum et qui est à l’origine du processus créatif.

[7] En effet, si le Tsimtsoum n’avait pas eu lieu, la Lumière aurait été trop intense et les mondes n’auraient donc pas pu exister.

[8] Dans le Likouteï Torah sur Chir Hachirim, commentaire du Maamar intitulé : “Je suis noire”, au début du chapitre 2.

[9] Car, Mal’hout est alors totalement soumise à l’Essence, au point de perdre toute existence indépendante.

[10] Dans le Maamar intitulé : “Et, ainsi”, précédemment cité.

[11] (Le père du Rabbi précédent.NdE), dans la séquence de Maamarim de 5666 (1906), au discours intitulé : “Le Saint d’Israël”. On consultera également le discours intitulé : “Et, D.ieu prononça toutes ces Paroles" de 5699 (1939).

[12] Qui n’a encore rien de commun avec les mondes.

[13] De la Lumière, c’est-à-dire bien plus qu’une simple contraction, comme ce fut le cas pour les étapes suivantes.

[14] Voir la longue explication du Maamar intitulé E’ha, prononcé le Chabbat Parchat Devarim 5670 (1910), par le Rabbi Rachab.

[15] De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, commise par Adam et ‘Hava.

[16] Voir les Pirkeï déRabbi Eliézer, au chapitre 18, le Zohar, tome 1, page 30a, tome 2, pages 20a, 37a et 85b.

[17] La Main droite correspond à l’attribut de Bonté et la Main gauche, à l’attribut de Rigueur. La révélation, dans le premier cas, est beaucoup plus abondante que dans le second.

[18] Vers le premier ciel, puisqu’au total, il y en a sept. Sept fautes se succédèrent donc qui conduisirent la Présence Divine vers le ciel le plus élevé, très loin de la terre matérielle.

[19] La Présence Divine réintégra le monde matériel.

[20] La faute d’Adam et ‘Hava.

[21] Ne parle pas des cinq Justes suivants et présente directement le septième, Moché.

[22] A la fin du Maamar intitulé “Ce mois-ci est pour vous”, de 5700 (1940).

[23] Le Tana Deveï Elyahou, au chapitre 9, ajoute : “même un idolâtre”, ce qui est difficile à admettre, d’après le traité Baba Batra 15b, affirmant que tous s’accordent pour reconnaître que la Présence Divine ne se révèle pas aux idolâtres. On consultera, à ce sujet, le Maharcha avec les références qu’il indique et Iguéret Teïman, du Rambam, selon lequel un idolâtre peut également être prophète. Mais, cette question doit être approfondie.

[24] Depuis l’Admour Hazaken qui fut le premier Rabbi de ‘Habad.

[25] Lorsque l’obscurité est très dense, mais, simultanément, sa venue est imminente.

[26] Au chapitre 36 du Tanya.

[27] Pour la Lumière Divine.

[28] Sans qu’aucune élévation ne puisse en résulter.

[29] Dans les Biyoureï HaZohar, Parchat Bechala’h, à la fin du Maamar intitulé : “Comme dans les sphères célestes”.

[30] Car, la créature a la sensation de posséder une existence autonome.

[31] Dans le commentaire intitulé : “Trois conceptions”, qui figure à la fin du Séfer HaMitsvot du Tséma’h Tsédek. On consultera également le discours du Rabbi Rachab intitulé : “Et, l’Eternel prononça toutes ces Paroles”, de 5664 (1904), les notes sur le discours : “Elyahou ouvrit” du Torah Or, de 5658 (1898) et le discours : “Un homme qui sacrifiera”, de 5666 (1906).

[32] Et n’ont donc aucun apport nouveau, justifiant leur création.

[33] Laissée par le Tsimtsoum, la contraction de la Lumière divine pour laisser place au processus créateur.

[34] Dans le Maamar intitulé : “Il a donné largement”, de 5642 (1882). On consultera la seconde annotation du Tanya, au chapitre 40 et le Maamar du Rabbi Rachab intitulé : “Je descendrai”, de 5658 (1898).

[35] Dans le Maamar intitulé : “La Mitsva s’applique à partir du coucher du soleil”, de 5678 (1918). On consultera également le discours : “Je descendrai”, 5658 (1898).

[36] La soumission la plus totale, qui fait abstraction de toute rationalité.

[37] Chtout, de la même étymologie que Chittim.

[38] La soumission la plus profonde, qui conduit à faire totalement abstraction de sa propre rationalité.

[39] Le traité Ketouvot 17a rapporte que Rav Chmouel bar Rav Its’hak jonglait avec des rameaux de myrte pour réjouir la mariée, sans craindre de déroger à sa condition de maître de la Torah, uniquement pour mettre en pratique la Volonté de D.ieu qui ordonna ces réjouissances. De ce fait, quand il mourut, une colonne de feu se dressa devant sa tombe et Rav Zeïra, qui avait au préalable désapprouvé son comportement, s’écria : “Sa folie a été bien utile à ce vieil homme”. Une telle forme du service de D.ieu, transcendant l’intellect, est particulièrement élevée.

[40] Midrash Chemot Rabba, chapitre 30, paragraphe 9. Yerouchalmi, traité Roch Hachana, chapitre 1, paragraphe 3. Cette révélation divine précède l’effort des hommes, tout comme “Il nous a sanctifiés par Ses Commandements” intervient avant : “lorsque quelqu’un étudie, le Saint béni soit-Il étudie face à lui”. De la sorte, les Tsitsits d’en-bas mettent en éveil celles d’en-haut, avec des Lumières plus intenses. L’effort des hommes, en retour, provoque donc la révélation divine. C’est le sens de ce qui est expliqué par ce texte et l’on consultera, à ce propos, le Torah Or, dans le commentaire du Maamar intitulé : “Auprès de Toi est la source de la vie”.

[41] SéferHaToledotRabbi Maharach, page 77.

[42] Un homme d’une stature morale comparable.

[43] De l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

[44] Traité Roch Hachana 18b et Midrash E’ha Rabba, chapitre 1, paragraphe 9.

[45] L’Admour Hazaken, comme notre père Avraham, première génération des Justes qui firent redescendre la Présence de D.ieu ici-bas.

[46] Et ne supprime pas la première au bénéfice de la seconde.

[47] Voir le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Tavo et la fin du Maamar intitulé : “Je suis l’Eternel ton D.ieu" de 5673 (1913), prononcé par le Rabbi Rachab.

[48] Voir, à ce sujet, le Torah Or, au début de la Parchat Vaéra et à la fin de la Parchat Vayétsé.

[49] De notre père Avraham.

[43] De l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

[50] Voir le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Tissa, le Séfer HaLikoutim, à la Parchat Chemot. Certes, on peut soulever une objection en considérant le Séfer HaGuilgoulim, au chapitre 19, cité par le Likouteï Torah, Parchat Tsav, au Maamar intitulé : “Et, Il éleva”. Peut-être est-il possible de répondre à cette question d’après ce que dit le Séfer HaGuilgoulim, au chapitre 7, cité par le Likouteï Torah, à la fin de Chir Hachirim.

[51] Selon les termes du verset qui font référence au Machia’h.

[52] Voir le Likouteï Torah sur Chir Hachirim, au Maamar intitulé : “Voici, tu es belle”, au début du chapitre 2.

[53] Le Nom ne sera plus un voile. De ce fait, “Mon Nom se lira comme Il s’écrit”.

[54] Voir la fin du Séfer ‘Hassidim, cité par le Guilayon HaChass sur le traité Ketouvot 103a et le Midrash Bamidbar Rabba, chapitre 19, paragraphe 13.


 
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