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Accueil >>  Les Grands d’Israël et le Rabbi מה"מ


Le Gaon Rabbi Mordékhaï Eliahou שליט"א

lundi 20 septembre 2004, par Redaction


Ce grand homme, qui occupa la dignité de « Richon LéTsion » (Grand Rabbin d’Israël), naquit à Yérouchalaïm en Adar 5689 (1929), et son père était le célèbre Rabbi Salomon Eliahou זצ"ל, un grand kabbaliste, auteur de l’ouvrage « Kérem Chlomoh », qui quitta ce monde alors que son fils avait onze ans. Ce dernier grandit dans une pauvreté extrême, ce qui ne l’empêcha pas d’étudier jour et nuit la Torah, en fréquentant assidûment les cours donnés par les célèbres sages de Yérouchalaïm , Rabbi Ezra Attia et Rabbi Tsédaka ‘Houtsin זצ"ל. Il apprit la « Dayanouth » (la pratique des lois) dans le cadre du Tribunal Rabbinique de Beer Cheva, puis servit à Yérouchalaïm avant d’être nommé au grand Beth Din de cette ville.

C’est en Nissan 5743 (1983) qu’il fut élu Grand Rabbin d’Israël, poste qu’il occupa pendant dix ans, et dans lequel il apparut comme une éminence dans toutes les parties de la Torah. Il s’occupa également de diffuser la Torah, non seulement dans sa propre communauté, mais également dans tout le pays d’Israël, et dans le monde entier à l’occasion de ses voyages. Il rédigea l’ouvrage « Darkei Tahara », sur les lois de pureté familiale et les questions touchant aux rapports du couple juif, ainsi que d’autres ouvrages de Halakha, et il réunit de nombreuses réponses qu’il avait données, dans un livret intitulé « Piskei Batei HaDin Harabani ».

Le public ne se trompe pas lorsqu’il assiège journellement sa demeure, pour recevoir des réponses et des solutions à ses problèmes les plus ardus. Quant au Rav, il répond à tous avec joie et avec une bonne humeur permanente, rayonnant d’amour du prochain. Il encourage ses visiteurs à progresser dans l’étude de la Torah, à faire Téchouvah, et à se préparer à la venue du Machia’h.

Son lien avec le Rabbi


Malgré son niveau impressionnant dans la connaissance de la Torah et dans le service divin, malgré le fait qu’il connut personnellement les Grands Maîtres de la génération précédente et entretient des relations étroites avec ceux de notre temps, sa soumission au Nassi de notre génération est celle d’un vrai ‘hassid. Sa foi en le Tsaddik est de celles qui suscitent l’étonnement et l’admiration.

Le Gaon rendit plusieurs visites au Rabbi. Une partie des longs entretiens entre eux, qui contiennent de riches enseignements dans tous les domaines de la Torah ainsi que des directives et des conseils en matière de service de D-ieu et de conduite de la communauté, a été imprimée dans l’ouvrage « Betsel Ha’hokhmah », et à la fin du « Séfer HaSi’hoth 5752 ».

Il a été - et continue d’être - l’invité d’honneur de nombreux rassemblements et congrès de Torah organisés par ‘Habad. Ses discours consacrés à rendre hommage au Rabbi et à ses réalisations occuperaient un ouvrage entier, mais même un bref résumé de ceux-ci ne laisse aucun doute sur ce qu’il perçoit de l’envergure du Nassi de notre génération. D’ailleurs, la relation du Rabbi avec lui reste exceptionnelle, et il n’est que de voir l’expression concentrée du Rabbi lorsqu’il fixe le Gaon en train d’allumer les bougies de ‘Hanouka sur l’esplanade du Kotel, via la liaison vidéo par satellite, pour être convaincu de l’intérêt, accompagné d’une intense amitié, qu’il lui porte.

La première audience que le Rav Eliahou eut avec le Rabbi remonte à Roch ’Hodech Kislev 5744 (1984), en compagnie de son collègue le Rav Avraham Chapira שליט"א, grand Rabbin Ashkénaze d’Israël à cette époque. Ils furent reçus pendant environ deux heures en entretien particulier (Yé’hidouth) lors desquelles ils abordèrent de nombreux thèmes dans la Torah.

Après cette première entrevue, le Gaon Rav Mordékhaï Eliahou שליט"א exprima son émotion de la manière suivante :

« Nous sommes restés près de lui et nous avons pris conscience qu’ « aucun secret ne lui était caché ». Et l’on peut entendre cela au sens littéral, car, qu’il s’agisse du Talmud ou des décisionnaires ou bien de la « science secrète » (la Kabalah), sa compréhension est extrêmement profonde. On a vraiment affaire au « Prince du Palais de la Splendeur » (interview du mois de Téveth 5744).

Lors d’une visite aux institutions Loubavitch à Paris en Adar 5745, le Rav parla de la sainteté du Rabbi, expert dans toutes les parties de la Torah et parfaitement instruit de tout ce qui se passe en Terre Sainte. Il exprima l’idée que la contemplation de ses traits fait penser à ceux d’un ange de l’Eternel. Il dit aussi : « Heureuse la génération qui mérite un tel chef, et ce mérite œuvre particulièrement en faveur des élèves qui ont le privilège de fréquenter les institutions que le Rabbi Chlita dirige ».

Le Gaon rendit une seconde visite au Rabbi, de nouveau en compagnie de son collègue le Rav Chapira שליט"א, le 27 Adar Chéni 5746 (1986), et il eut le privilège d’entendre des propos, qu’il ne se lassa pas de répéter, sur la fête de Pourim, sur Pessa’h, sur le Rambam et son ouvrage le « Yad Ha’hazaka », sur le Sanctuaire et ses lois, et surtout sur la Délivrance prochaine.

(Le texte original en hébreu de cette entrevue est disponible ici (Hitvaadouyot 5746 vol. 2, p.830 à 862) : 830 - 831 - 832 - 833 - 834 - 835 - 836 - 837 - 838 - 839 - 840 - 841 - 842 - 843 - 844 - 845 - 846 - 847 - 848 - 849 - 850 - 851 - 852 - 853 - 854 - 855 - 856 - 857 - 858 - 859 - 860 - 861 - 862)

Son humilité


De cette seconde entrevue, le Gaon confia ses impressions au cours de nombreuses allocutions qu’il prononça à différentes occasions. Nous nous contenterons de n’en citer que des idées ou même simplement des phrases évocatrices.

C’est ainsi qu’il déclara :

« ....malgré l’heure tardive, le Rabbi Chlita était vif et éveillé, il évoluait avec aisance dans le monde spirituel, toute la Torah était devant lui ouverte, et de manière extrêmement claire ». « ...le sentiment de sa sainteté n’était pas moindre que l’admiration ressentie pour sa prodigieuse sagesse en Torah. Nous sentions, cette fois encore, que nous étions assis dans le Sanctuaire de la Transcendance... nous sentions concrètement se réaliser les paroles de la Guémara, disant « celui-là n’est pas un être humain ». « ...nous avons vu chez lui une puissante sollicitude pour tout le peuple d’Israël..., pas pour telle ou telle communauté, mais « le responsable de la collectivité » dans toute la profondeur de ce terme ». « ...il faut dire que l’on est en présence d’une grande âme, l’âme de Moché notre Maître ». « ...il n’y a aucun doute qu’il possède l’âme de la génération entière, l’âme de tout Israël... il se préoccupe de chaque personne en ce monde, qui l’intéresse et qui est importante pour lui ».

« ...Certes, j’ai vu son érudition, la profondeur de sa compréhension, sa crainte de D-ieu, etc. Mais plus que tout cela, j’ai vu son humilité...., le Rabbi Chlita se sacrifie pour le Peuple Juif, et se soucie pour lui... »

« Combien de Baalé Téchouvah, d’hommes qui étaient éloignés et qui, aujourd’hui, accomplissent les Mitzvoth, combien de ténèbres le Rabbi Chlita a éclairées de sa lumière, de sa sagesse et de sa compréhension. En tout lieu où sévit l’obscurité, ses émissaires sont présents et ils illuminent les cœurs du peuple d’Israël. Je suis certain que lorsque viendra Machia’h Tsidekénou... il dira au Rabbi Chlita : « Toi qui as fait entrer la lumière dans les cœurs des Juifs, qui as fait pénétrer la chaleur de la Kédoucha et de la pureté, qui as rendu le cœur des fils à leur Père céleste, c’est toi qui allumeras la sainte Ménorah ».

(Discours prononcé lors de l’allumage de ‘Hanoukah au Kotel Maaravi, en 5750).

Après ces deux premières visites en 5744 et en 5746, il fut reçu une troisième fois en ce saint lieu, cette fois seul, le 6 Mar’Hechvan 5752 (1991). De nombreux sujets furent, cette fois encore, abordés et développés par le Rabbi. Il y fut, bien entendu, abondamment question de la Guéoula prochaine.

Entre autres déclarations, le Rabbi dit, à un moment donné : « La Délivrance se tient sur le seuil de la porte, et elle attend de chacun et de chacune que celui-ci (celle-ci) ouvre cette porte et tire la Délivrance à l’intérieur ».

Avant qu’il ne le quitte, le Rabbi dit au Gaon : « Qu’il soit de la Volonté Divine que la Délivrance arrive très prochainement. Alors, je vous rendrai visite en Terre Sainte. »

Rav Mordékhaï Eliahou répondit avec flamme : « Soyez le bienvenu ! Je vous dis avec la plus grande joie : Soyez le bienvenu au Nom de l’E-ternel ! »


Le Rabbi le raccompagna jusqu’à sa voiture et encouragea l’assemblée qui chantait « C’est dans la joie que vous sortirez... »

(Le texte original en hébreu de cette entrevue est disponible ici (Hitvaadouyot 5752 vol. 1, p.227 à 245) : 227 - 228 - 229 - 230 - 231 - 232 - 233 - 234 - 235 236 - 237 - 238 - 239 - 240 - 241 - 242 - 243 - 244 - 245)

Les échos de cette visite


« Ce qui m’a stupéfié et m’a bouleversé est le fait que je lui rendais visite un dimanche, le jour où le Rabbi est debout du matin au soir, sans un instant de repos, pour recevoir des milliers de visiteurs. De manière naturelle, il eût été normal d’apercevoir sur lui des traces de fatigue. Eh bien, j’ai été stupéfait et profondément remué ce constater la fluidité de sa pensée, la clarté de son raisonnement, à un niveau que la nature ne peut pas atteindre.

A chaque sujet que je citais, en matière de Torah, le Rabbi en parlait et l’expliquait, comme si, à l’instant même, il venait d’achever l’étude de ce traité, de ce sujet. Et tout était clair et lumineux pour lui ».On ne pourrait pas croire un récit dans lequel un homme serait supposé accomplir une telle chose. Et je me disais, à cet instant : « Ce n’est pas un homme, c’est un ange de D-ieu qui se tient devant nous ! »


En une autre occasion, rapportant la même audience, le Gaon poursuivit :

« J’ai eu le mérite de connaître de nombreux Grands de cette génération et certains d’entre eux m’ont réellement impressionné. Mais le Rabbi Chlita constitue un cas totalement à part. Je n’ai jamais vu une telle grandeur dans toutes les parties de la Torah, dans toutes ses dimensions à la fois... Quant à ses actions pour diffuser le Judaïsme dans le monde entier, il n’est nul besoin d’en parler, tellement elles sont célèbres et réputées. Et j’ai déjà raconté comment le Rabbi Chlita, qui, de par sa sainte inspiration voit d’un bout à l’autre du monde, avait conseillé à un homme, qui voulait épouser une certaine femme, de venir me consulter. C’est sa vision prophétique qui, une fois de plus, évita une catastrophe ».

Le Gaon déclara, en différentes circonstances, au sujet du Rabbi : « C’est l’Ame collective, le Juste de la génération. Un tel homme ne peut exister, selon les lois de nature, et c’est le mérite d’Israël qui a suscité un tel « homme de D-ieu », ...le monde entier a été purifié par son mérite, et il est devenu apte à l’avènement du Machia’h, rapidement et de nos jours ».

Après la maladie du Rabbi


Lorsqu’à la suite d’une attaque, le 27 Adar Richon 5752 (1992), le Rabbi interrompit ses interventions publiques, le Gaon Rabbi Mordékhaï Eliahou utilisa toutes les circonstances pour demander que l’on prie en faveur du Rabbi. Citons ce court extrait de son discours lors de la célébration de l’anniversaire de la naissance du Rabbi, le 11 Nissan 5752 :

« Le Rabbi (Chlita) est unique dans sa génération. Qui sait ce que nous serions aujourd’hui si nous n’avions pas le Rabbi. Cette âme sainte, exceptionnelle que D-ieu a plantée dans cette génération... Heureux sommes-nous d’avoir le privilège qu’il y ait dans cette génération un homme qui éclaire, qui soutient, qui stimule, Tsaddik de la génération, le saint ‘Hassid, l’ange du D-ieu des Armées célestes, ainsi est le Rabbi Chlita. Je l’ai déjà dit et je le répète : « Il n’est pas un être humain », c’est une âme exceptionnelle d’En Haut, une sainte âme qui est venue sauver le peuple d’Israël... »

Lors du même anniversaire, l’année suivante (5753-1993) à Kfar ‘Habad, le Rav Eliahou adressa cette prière publique à l’E-ternel : « Père Céleste, notre Père, notre Roi, sauve Ton fils premier-né, le Juste de la génération, pour qu’il poursuive ses grandes réalisations, rehausse le pouvoir de la Torah et du Judaïsme, continue à propager la Torah dans le peuple d’Israël, et, principalement, à amener la Délivrance complète dans l’immédiat, Mamach ! ».

C’est lui qui avait raison


Le Rav Eliahou שליט"א soutint sans réserves toutes les initiatives (les « campagnes ») lancées par le Rabbi, en profitant de toutes les occasions publiques pour exprimer son soutien et ses encouragements à les réaliser. Ainsi fit-il au sujet de l’étude journalière du « Rambam », de l’écriture d’un Séfer Torah au nom de tous les enfants juifs, de la guerre menée par le Rabbi pour que l’on corrige « Mihou Yéhoudi », l’amendement à la loi du Retour qui admet comme juives des personnes dont la conversion ne s’est pas faite selon les impératifs de la Halakha.

Voici ce qu’il dit à ce sujet :

« Si l’on avait entendu, il y a des années, les pleurs et les plaintes de l’Admour Chlita , qui gémissait sans répit pour que l’on corrige la « Loi du Retour » - et c’était, à cette époque, quelque chose de tout à fait singulier- nous aurions évité tous les problèmes que nous avons aujourd’hui avec l’immigration de Russie, au sujet des cas de conversions.

Mais, pour notre grand malheur, le fléau tient dans le fait, comme cela est écrit à propos de Rabbi Méïr, que les Sages ne parvenaient même pas au bout de son esprit...on parle ici des Sages et non des hommes simples. Le Rabbi Chlita est l’homme dont la vue porte très loin, et qui voit par conséquent des choses très éloignées. Lors de la période initiale où ses paroles se firent entendre, les gens ne parvenaient même pas au bout de son esprit, et c’est plus tard qu’ils disent : « C’est lui qui avait raison ! »


En une autre circonstance, après le « 3 Tamouz » le Gaon déclara : « Comme je l’ait dit de nombreuses fois, j’ai connu des Rabbanim, des « Admourim » (des Rabbis ‘hassidiques) et des Gaonim (des éminences en Torah), aussi bien en Erets Israël qu’à l’extérieur. Nous avons vu un tel qui était grand dans telle ou telle spécialité dans la Torah...mais le Rabbi était exceptionnel, à un degré inimaginable, dans tous les domaines. Une grandeur extrême, à un point fantastique. Lorsqu‘il émettait son saint discours, on voyait concrètement que c’était la Chékhina (la Présence Divine) qui parlait par sa bouche, et ce, littéralement parlant, car il parlait vraiment comme quelqu’un qui voit des choses dans le ciel et les décrit pour ceux qui restent à terre..., chaque parole, chaque geste et chaque détail des actions du Rabbi sont la Halakha. Il ne faut que des yeux pour voir, et des oreilles pour entendre cela ».

Ad Mataï ? Jusqu’à quand ?


Le Gaon, dans ses conclusions sur la période actuelle, garde entière sa conviction en la puissance de l’action du Rabbi pour instaurer la Guéoula. Et s’il formule son souhait de manière quelque peu différente de la nôtre, l’essentiel y est, signe qu’il a parfaitement compris le message du Rabbi. Citons, entre autres : « ... la voie prépondérante pour étendre l’action et l’influence du Rabbi est l’étude de ses saintes Si’hoth. Car, comme cela est connu et réputé, les Si’hoth du Rabbi ont une importance extrême, c’est la Torah qui parle par les mots du Rabbi, prononcés dans la sainteté et la pureté. Car, en plus des thèmes extraordinaires qui foisonnent dans l’enseignement du Rabbi, on y ressent une sainteté particulière. Et celui qui peut lire et étudier les paroles du Rabbi sans ressentir ce caractère tout à fait particulier d’élévation, aurait grande nécessité de s’immerger encore une fois dans le Mikvé ».

Retenons encore, prononcés par le Rav Eliahou שליט"א, les thèmes suivants : « L’inspiration prophétique ne connaît pas d’interruption... et le Rabbi continue de prendre soin de nous, d’un œil ouvert et vigilant » ... « La lumière du Judaïsme dans le monde aujourd’hui est liée au mérite des émissaires du Rabbi ».

« Pas une parole de lui ne tombera à terre... tous se souviennent du moment où le Rabbi, la septième lumière (« et tous les septièmes sont chéris »), nous a déclaré : « J’ai fait ce qu’il me revenait d’accomplir pour faire venir Machia’h. Maintenant, c’est vous qui devez faire tous ce que vous pouvez... ».

Au cours de l’un de mes entretiens avec le Rabbi, je lui ai demandé : « Est-ce que votre honneur veut se défaire de la mission, pour la confier à d’autres ? » Le Rabbi m’a répondu : « Non, je continue ! »

 
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