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Au-delà d’un Rapport d’Enquête...

jeudi 26 août 2004, par Redaction

Lorsque cette année-là, Rav Chmouel Gourévitch et son frère Chalom, émissaires du Rabbi Melekh HaMachia’h à Lyon, organisèrent leur dîner de soutien annuel à leurs institutions, ils voulurent une "attraction" qui distinguerait celui-ci de tous les dîners précédents... _


Ils cherchèrent, et finirent par trouver : une projection vidéo dans laquelle on assemblerait toutes les séquences montrant les participants au dîner, donateurs et hommes influents de la communauté, passant devant le Rabbi et recevant de sa main les dollars de la Bérakha.

Le soir venu, l’effet escompté fut atteint au-delà de toute mesure. Devant ce spectacle inédit, personne ne resta indifférent. Pensez donc, se revoir, en compagnie des membres de sa famille, devant le Rabbi ! En particulier lorsque l’un des plus importants donateurs, Alain S., se vit en face du Rabbi, qui le bénissait "pour l’édification de l’école", il fut remué jusqu’au fond de l’âme. Et lorsque la projection prit fin, il demanda l’autorisation de gravir l’estrade et de raconter ce qui lui était arrivé en relation avec sa visite au Rabbi. Voici le récit qu’il fit devant une assemblée suspendue à ses lèvres.

« Nous étions une famille heureuse, mon épouse, ma fille et moi, du moins le croyions-nous, parce que nous avions tout ce que nous pouvions désirer. Jusqu’à ce qu’un de ces jours, mon épouse est tombée malade. Je savais déjà, à cette époque, qu’une adresse existait, vers laquelle l’on pouvait se tourner en pareil cas. Aussi m’envolai-je vers le Rabbi, et, lors d’une distribution de dollars, je lui demandai sa bénédiction pour le rétablissement de la santé de ma femme.

« Le Rabbi me remit un dollar, accompagnée de sa Bérakha, puis un autre dollar, avec les mots suivants : "Pour l’école que vous allez construire" . Comment le Rabbi savait-il cela ? Je suppose que cela était lié à ce que Rav Chalom Gourévitch avait confié au secrétaire du Rabbi, le vendredi précédent : je m’apprêtais en effet à faire construire un complexe important, groupant une école d’hôtellerie et un grand hôtel. Je l’avais décidé après avoir entendu que le Rabbi proclamait cette année-là (5748-1988) "année de la construction", et j’avais voulu réaliser, moi aussi, quelque chose dans ce domaine. Le secrétaire nous raconta parla suite que cette information avait causé une grande joie au Rabbi. Après avoir reçu sa Bérakha au sujet de ce projet, je commençais à avancer en direction de la sortie, lorsque le Rabbi me rappela : "Lorsque vous ouvrirez l’hôtel, vous veillerez à fixer des Mézouzot à toutes ses portes ".

« Avec une telle Bérakha, impossible de ne pas agir. Je me mis donc immédiatement à l’ouvrage, bien qu’il ne s’agissait pas d’une tâche facile. Cela me prit plusieurs années d’investissement personnel jusqu’à ce que le projet fût enfin réalisé.

« Pour la cérémonie d’ouverture, j’avais invité le "Who’s-Who", les personnalités locales - l’hôtel et l’école avaient été édifiés à Nice - ainsi que des représentants de l’État et tout ce que la région comptait d’hommes célèbres. Cependant, et malgré les tables garnies de tous les mets, et occupées par tous ceux que j’y avais conviés, je ne donnais pas le signal d’ouverture de la cérémonie. J’attendais. Ce ne fut que lorsque mes deux derniers "invités" pénétrèrent dans la salle que je me décidai à entamer les festivités.

« Qui étaient ces deux personnages, vêtus de noir, chapeautés et le visage orné d’une barbe, que j’avais attendus jusque-là ? Je l’expliquai à l’auditoire : "Je n’ai ouvert ce complexe scolaire et hôtelier que grâce à la bénédiction du Rabbi de Loubavitch, et celui-ci m’a demandé de fixer des Mézouzot à toutes les portes. Aussi ai-je convié ici deux de ses émissaires, à qui je demande de bien vouloir fixer ces Mézouzot aux portes de cet établissement".

« Les années passèrent, et l’hôtel accumula des dettes, qui atteignirent des millions de francs. Des sommes qui ne m’appartenaient pas puisque j’avais emprunté à des banques et à des prêteurs privés. La faillite se profilait à l’horizon, et je souffrais de ce qu’aucun d’entre eux ne serait remboursé. L’État, qui soupçonnait que cette situation était le fruit d’un détournement de fonds nomma un syndic, dont la mission consistait à faire toute la clarté sur l’origine du désastre : erreurs de gestion dues à l’inexpérience et à une conjoncture défavorable, ou bien malversations de ma part ? Je vivais là une épreuve fort pénible, car, même si je savais que je n’avais pas détourné un centime, qui m’assurait que le syndic, et plus tard le tribunal, croiraient ne ma bonne foi et en mon innocence ?

« Plus le temps passait, plus mes craintes se confirmaient. Invité à de nombreuses séances d’enquête chez le syndic, je dus répondre à des questions qui montraient que ses présomptions n’étaient pas en ma faveur. Puis il produisit une conclusion écrite, d’où il ressortait que j’avais détourné des fonds. J’étais au fond du piège, et je devais prouver mon innocence.

« En même temps que cette épreuve très dure, j’eus tout de même la consolation bien douce de voir ma famille, mes amis, se mobiliser pour m’aider. Ils faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour m’alléger la tâche, priaient en ma faveur, pour ma santé et pour que je finisse par réussir. Ma propre maison fut hypothéquée puis vendue, et je ne dus de demeurer dans les lieux qu’à mes parents, qui la rachetèrent pour que je ne sombre pas dans la maladie, comme l’avaient laissé entendre les médecins.

« Enfin le jour arriva, où le syndic devait me faire connaître son rapport final. Ce jour-là, j’étais assis dans mon bureau, attendant sa venue et ses conclusions sans réelle surprise pour moi. Il entra dans le bureau, non sans avoir lancé un long regard à la Mézouza de la porte. Les murs étaient tapissés de quantités de photos, me montrant en compagnie de personnalités politiques et d’hommes célèbres, ainsi que de nombreux diplômes et certificats attestant de ma compétence dans le domaine hôtelier. Au milieu de tout cela, un poster où j’apparais recevant le dollar du Rabbi.

« C’est sur cette image que le syndic fixe son regard, quelques longues minutes, puis il s’assied en face de moi, pour me communiquer son verdict. J’attends, le coeur battant, la décision officielle qui va m’apprendre que j’ai tout perdu. Et le miracle survient, sans que j’aie pu en entrevoir les prémices. Le syndic se met à parler, mais d’une manière totalement étrangère à son argumentation antérieure.

« Au lieu d’accuser, il prend ma défense et cherche à me décharger à tous les degrés : ce sont des événements envoyés "par le Ciel", des erreurs compréhensibles venant d’un responsable débutant que j’avais engagé, qui ont déclenché selon lui, des réactions en chaîne de caractère catastrophique. Il m’explique tout cela de manière posée et respectueuse, et, en conclusion, il m’explique qu’il existe un moyen de sauver l’entreprise, et qu’il va préconiser aux Pouvoirs Publics d’allouer une somme importante à un plan de sauvetage, ce qui nous permettra de remettre à flots l’établissement.

« Je suis l’objet d’une stupéfaction sans limites, et je remercie l’E-ternel du fond de mon coeur pour ce miracle fantastique. Mais je ne peux m’empêcher de questionner le syndic : "S’il vous plaît, voulez-vous m’expliquer pour quelle raison vous avez changé d’opinion aussi soudainement, alors que tous s’attendaient, sur la base de vos propos antérieurs, à un rapport accablant sur ma conduite dans l’entreprise ?"

« L’homme me regarde, réfléchit, et commence à expliquer :

« "Ce matin, avant de venir ici, je suis allé visiter votre hôtel, et j’ai parcouru différents étages du bâtiment. Et là, j’ai pris conscience que toutes les portes étaient ornées d’une Mézouza. Il faut que vous sachiez que je suis juif, né de parents juifs. Avant la "Choah", nous habitions, mon épouse et moi, en Autriche, dont nous avons pu nous enfuir avant la catastrophe, traverser la période de la guerre, et nous installer ensuite en France.

« Blessés moralement par tant d’épreuves, nous avons décidé de changer totalement d’identité et de manière de vivre, afin que nul ne puisse savoir que nous étions des Juifs. Cela explique que lorsque j’ai vu vos Mézouzot, j’ai su tout de suite de quoi il s’agissait. Seulement, je croyais que l’on plaçait une Mézouza à la porte principale d’une maison, ou à celle d’une pièce importante, rien de plus. Et voilà qu’à ma grande surprise je constatais que vous en aviez fixé à des centaines de chambres d’un hôtel, qui n’est même pas votre maison ! J’ai compris alors qu’un homme qui est tellement scrupuleux sur ce point ne peut être malhonnête. Et ici aussi, je constate que toutes les portes sont munies de Mézouzot, de plus, je vois la photo d’un rabbin, un juste, un saint, en votre compagnie. Alors, je viens de comprendre quelque chose d’unique : je dois retourner au sein du Judaïsme !"

Alain S. conclut : « Cet homme ne mit pas longtemps à accomplir son retour vers D-ieu et vers la Torah. Quant à moi, j’avais eu le privilège de vivre deux miracles. Le Rabbi avait vu longtemps à l’avance la menace qui me guettait et il en avait prévu le remède lorsqu’il m’avait avisé de munir toutes les portes de l’hôtel d’une Mézouza. Et il sauva du même coup un couple juif de l’assimilation et de la perte d’identité, en les ramenant à leurs racines juives ».



Extrait de l’hebdomadaire "Le Courrier de la Guéoula" édité par l’Association Chaaré Bina - Paris

 
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