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A propos de Matsa Chmoura

lundi 23 août 2004, par Redaction

Une aventure extraordinaire, à travers les réponses du Rabbi roi Machia’h, qu’ont vécu il y a peu de temps Yaacov et Mikhal T., un couple de Sarcelles...


Le premier jour de Pessa’h 5764, Yaacov rentre de la synagogue pour le repas de Yom Tov. Sa femme, Mikhal, l’accueille avec une expression particulière sur le visage, et le « Igueroth Kodech » en main : « J’ai consulté l’ouvrage comme je le fais souvent », commence t-elle, et dans ce volume 18 (de la série traduite en français), je suis tombée sur la lettre 4177, page 239. Lis plutôt ».

Son mari prend l’ouvrage et lit : « J’ai reçu, il y a quelque temps, votre lettre du mois de Teveth... Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité de donner, en mon nom, un Kezaït (environ 30 grammes) de Matsa Chmoura à vos voisins. Les frais que cela occasionnera seront pris en charge par la collecte spécifique effectuée par mon proche parent... Il en sera de même pour le coût d’acquisition de la minuterie du Chabbath. Bien entendu, vous pouvez lui montrer ou reproduire pour lui ces quelques lignes, relatives à la Matsa Chmoura..., Matsoth faites à la main. Il serait bon de saisir cette opportunité pour expliquer que la Matsa est « l’aliment de la guérison » et l’aliment de la foi ». En effet, chez un Juif, la guérison et la foi sont liées... »

« Il est bizarre, poursuit son épouse, que je sois tombée sur cette lettre à Pessa’h. Je me demande quels sont les voisins qui n’auraient pas reçu de la Matsa Chmoura ».

En même temps, les deux pensent alors à leurs voisins du dessous, un couple âgé à qui l’on n’a pas dû apporter cette Matsa, mais, après un instant de réflexion, Yaacov a une autre idée :

« Je pense plutôt à Paul et à sa femme, nos voisins de l’étage supérieur. Je vais de ce pas voir s’ils en possèdent. » Il monte et frappe à la porte des intéressés. Au mari qui lui ouvre, Yaacov demande s’ils ont de la Matsa Chmoura. Le visage de l’homme reflète immédiatement une certaine gêne, une sorte de contrariété : « Non, nous n’en avons pas ».

Devant son air interrogateur, Yaacov lui explique brièvement le contenu de la réponse du Rabbi et l’invite à descendre pour en prendre connaissance. Paul est surpris, il ne connaissait pas ce mode de consultation de l’avis du Rabbi. Le couple lui fait lire la réponse. Il la lit et la relit, au point que Yaacov et Mikhal se demandent s’il la comprend.

A la fin, et devant ses interlocuteurs qui ne le quittent pas des yeux, il raconte : « Hier soir, avant de commencer le Séder, je m’assure que tout est en place, et, ayant soulevé le napperon qui recouvre les Matsoth, je découvre que quelque chose n’est pas semblable à ce que je suis habitué à voir, et c’est le fait que la Matsa qui s’y trouve n’est pas de la Matsa Chmoura, mais une Matsa non Chmoura, faite à la machine. Une contraction me noue les entrailles, car je suis accoutumé à recevoir cette Matsa de Nétivot, en tant que donateur aux institutions du Baba Salé. Cette année, je n’en ai pas reçu, et j’ai passé tout le Séder avec un nœud à l’estomac. Je n’en ai pas soufflé mot à ma femme, ne voulant pas ajouter à ses soucis, alors qu’elle a déjà été fatiguée par les préparatifs de la fête ».

Sa femme, qui est descendue avec lui, intervient à ce moment : « J’avais bien remarqué qu’il nous manquait de la Matsa Chmoura au moment de dresser la table du Séder, mais il était déjà tard, les magasins étaient fermés, et j’ai fait le plateau avec de la Matsa ordinaire. C’est vrai, cette année-là, nous n’étions pas allés à Nétivot pour la Hilloula du Baba-Salé, car nous avions décidé d’assister à celle qu’avait organisée le Rav Bitton à Villiers-le-Bel, ce qui explique que nous n’avons pu en recevoir comme tous les ans, où nous la rapportions d’Erets Israël. J’ai été déçue de mon côté, mais je n’ai pas voulu en parler à mon mari ».

Paul avoue alors à Yaacov que lorsque ce dernier l’a interrogé, sur le pas de la porte, pour savoir s’il avait de la Matsa Chmoura, il a eu peur qu’il ne lui en demande, c’est pourquoi son visage s’est fermé, car il aurait dû lui refuser cette bonne action.

Le couple revient leur apporter les Matsot, puis Paul redescend chez ses voisins pour leur annoncer que sa femme a été très touchée de ce que le « Gadol » (c’est ainsi qu’elle désigne le Rabbi) ait pensé à eux. Après son départ, Yaacov dit à sa femme, sur un ton à moitié sérieux : « Te rends-tu compte, nos frais vont être pris en charge ! », et elle lui répond : « Je n’ai pas besoin d’autre chose que des Bérakhoth ».

Dans l’après-midi, Paul se rend au Beth-‘Habad, qu’il ne fréquente pas habituellement, et il est encore sous le choc de la réponse du Rabbi. Lorsque Yaacov rentre chez lui après Arvit, son épouse l’informe de ce qu’elle a consulté de nouveau le Rabbi pour savoir ce que la Providence veut leur présenter, et qu’elle a ouvert le volume 26.

A la page 273, le Rabbi leur dit : « ... ceci nous montre l’immense importance des Mitzvot que l’on applique dans l’action... tout dépend de l’intensité de l’action... Me basant sur tout cela, je voudrais faire un ajout à ce dont nous avons parlé... Que D-ieu accorde à vous-même et à chaque membre de votre famille Sa bénédiction et Sa réussite.... en particulier pour ce qui est le plus primordial, une satisfaction véritable, c’est-à-dire juive et ‘hassidique, de vos enfants et petits-enfants... en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme. Le mérite de la Tsédaka que vous contribuez à donner... en général dans vos quatre coudées et dans votre entourage, seront un canal positif et large qui vous permettra d’intégrer les Bénédictions divines... ».

« Nous avons entendu, lors du Second Séder, les accents joyeux d’une véritable fête chez les Benhaïm (c’est le nom de nos voisins) » racontent Yaacov et Mikhal, « ils chantaient à pleins poumons, et l’on sentait chez eux la présence du Rabbi, roi Machia’h. Le lendemain, Paul me dit : « Il est évident que ce courrier nous était destiné. Car non seulement n’avions-nous pas de Matsoth Chmouroth et nous en étions contrariés, mais figurez-vous que la veille de Pessa’h, j’étais en train de pester contre l’électricien qui devait nous installer une minuterie chabbatique, et qui n’était pas venu. Et la lettre évoquait également ce sujet ! »

« Je possédais une minuterie neuve, poursuit Yaacov, alors je l’ai remise à mon voisin au lendemain de la fête, en lui disant « Je suis maintenant à jour, devant le Rabbi, de mes obligations ».

Pour finir, l’épouse de Yaacov, consulta de nouveau le Rabbi pour connaître son avis, et elle reçut la réponse suivante : « Il est clair que tout ce que vous avez vécu cette semaine sera publié dans un fascicule... » C’est à cet effet que Yaacov contacta l’hebdomadaire "le Courrier de la Guéoula", afin d’exécuter, là aussi, la directive du Rabbi.

Le Chabbat suivant, Yaacov et son épouse entendirent à travers le plafond leurs voisins chanter « Ye’hi Adonénou » !



Adapté de l’hebdomadaire "Le Courrier de la Guéoula" édité par l’Association Chaaré Bina - Paris

 
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