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En tout lieu, une mission...

mardi 20 juillet 2004, par Redaction

« La prison militaire n’est pas un lieu agréable », raconte le jeune Eleazar Peretz, « mais puisque l’on s’y trouve, pour une raison ou une autre, il convient d’utiliser l’endroit pour accomplir sa mission... ».


Je dois dire que cette pensée était devenue ma décision, depuis l’instant où je me retrouvai dans le bloc 4 de la prison militaire de Tzrifin, où je devais attendre que l’on éclaircisse mon cas.

Dès que j’arrivai en ce lieu, je commençai à écrire au Rabbi מה"מ, et je reçus une réponse qui m’annonçait une réussite matérielle et spirituelle.

Ma première action consista à renforcer les « Minyanim » (l’assemblée de dix hommes dont la présence est nécessaire aux prières quotidiennes) à la synagogue de la prison. Je me consacrai également à donner un cours quotidien sur les thèmes du Machia’h et de la Guéoula.

Pour ne parler que de ce cours, je dois dire qu’il constituait une expérience exaltante, et qu’à son issue tous les participants clamaient la célèbre et sainte phrase "Ye’hi Adonénou" de tout leur cœur, en se lançant dans une ronde ’hassidique entraînante et authentique, comme elle peut l’être seulement en prison...

Pendant mon « séjour » en ce lieu, j’abordais avec les prisonniers le sujet de l’extraordinaire privilège de notre génération, de pouvoir écrire au Rabbi roi Machia’h par le canal des « Iguerot Kodech », et je leur racontais de nombreuses histoires de miracles, arrivés par ce moyen.

Un jour, après le cours, s’approche de moi un jeune homme appelé Idan, qui habite le nord d’Israël. Il semble assez abattu, et tout dans son attitude exprime un état d’esprit assez pessimiste. Il me raconte qu’il est en prison pour « usage injustifié de son arme », le coup étant parti alors qu’il en contrôlait le fonctionnement. Dans le fil de son récit, il se présente comme un enfant d’une famille pratiquante, mais qu’il a préféré opter pour une vie plus « légère »... jusqu’à ce qu’il soit en prison et qu’il commence à ressentir une profonde amertume à la pensée de toutes ces années, une brisure interne qui l’a conduit à se fortifier dans la Torah et les Mitzvot.

« Je ne sais plus que faire », ajoute t-il. « On a requis contre moi une peine de plusieurs mois d’emprisonnement, or je ne me sens pas capable de supporter cela ! » conclut-il dans une plainte à fendre l’âme.

Je lui explique alors qu’il est possible d’écrire au Rabbi et de recevoir sa bénédiction par le canal des « Iguerot Kodech ». Il se montre très joyeux à l’écoute de cette nouvelle, et il prend aussitôt sur lui la résolution de mettre les Téfilines chaque jour.

Dans sa lettre, il indique que son jugement doit avoir lieu le lendemain au Tribunal Militaire et que son état d’esprit est au plus mal... Il termine ainsi : « Je prends sur moi de mettre les Téfiline chaque jour. Que nous méritions la Délivrance complète. Ye’hi Adonénou Morénou VéRabbénou Melekh HaMachia’h Léolam Vaed. Idan Ben Guitta, Bloc 4, aile 5 ».

La lettre est introduite dans le volume 7 des Iguerot Kodech, à la page 315, et le début de la lettre 2. 172 lui répond : « Chalom et Bera’kha ! ... Quant à votre annonce m’informant de votre départ pour une nouvelle habitation, qu’il soit de la Volonté Divine que ce changement de lieu soit un changement de Mazal, pour le bien et la bénédiction, tout autant sur le plan matériel que spirituellement... »

Je me mets à l’interpeller : « Tu entends, Idan ! Selon la réponse du Rabbi Chalita, roi Machia’h, tu vas bouger d’ici, pour le bien et la bénédiction ! ».

- « Eh bien... pourvu que je ne reste pas plus d’un mois ici », répond-il, impressionné tout de même par cette réponse précise.

Le lendemain, Idan se rend au Tribunal Militaire, et les conséquences de la Bérakha du Rabbi ne tardent pas à se manifester : d’une manière que l’on ne peut qualifier que d’extraordinaire, le juge décide qu’Idan doit retourner chez lui, « changement de lieu, changement de Mazal », pour le bien et la bénédiction, tout autant sur le plan matériel que spirituellement ! »

J’en profite pour souligner que peu de temps après la conclusion de ce cas, je reçus moi aussi l’annonce de ma libération. Ce n’est qu’alors que je me souvins de la pensée bien connue, attribuée au Baal-Chem-Tov (et qui est citée également dans les Iguerot Kodech par le Rabbi מה"מ) :

« Une âme descend ici-bas, pour une durée de soixante-dix ou quatre-vingt ans, ne serait-ce que pour rendre une seule fois service à un Juif, sur le plan spirituel ou matériel ».



Extrait de l’hebdomadaire "Le Courrier de la Guéoula" édité par l’Association Chaaré Bina : 7, rue de Monte Cristo - 75020 Paris

 
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Yé'hi Adoneinou Moreinou veRabeinou Melekh HaMachia'h Léolam Vaed
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