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« En direct »

dimanche 21 janvier 2007, par Redaction

Actuellement directeur du Collel « Torat Moché » à Bnei Brak, le Rav Its’hak Eden fut auparavant secrétaire auprès des grands rabbins d’Israël, Rav Israël Meïr Lau et Rav Bakchi Doron. Avec d’autres, il a été témoin en direct de cette histoire.


Il y a plus de trente ans, j’ai eu le mérite de pouvoir entrer en audience privée chez le Rabbi de Loubavitch. J’avais bien préparé mes questions et mes remarques mais quand je me trouvai face à face avec le Rabbi, je ne pus pas pu ouvrir la bouche. Le regard pénétrant et réconfortant du Rabbi m’avait convaincu et mes questions avaient disparu. Le Rabbi m’avait béni et j’étais ressorti muni de ces encouragements pour la suite de ma vie.

Vingt ans plus tard, je me suis à nouveau rendu chez le Rabbi, plus précisément au Ohel, au cimetière Montefiore de Queens. C’était quelques jours avant Ticha BeAv 1995 (ou 1996). Cette fois, j’ai parlé et parlé, j’ai demandé et raconté auprès du tombeau du Rabbi tout ce que j’avais préparé. Nul ne cherchait à me faire sortir de cet endroit et je pus prendre tout mon temps pour exprimer ce que j’avais sur le cœur, pour penser à tous ceux que j’aime et que je connais et je n’ai aucun doute que le Rabbi m’a accordé toutes ses bénédictions.

Quand je suis sorti avec mon ami de Bnei Brak du Ohel, je me suis senti soulagé et, comme de coutume, nous nous sommes lavés les mains rituellement et nous sommes assis pour nous restaurer. Un thé chaud après cette expérience spirituelle contribue à remettre ses idées en place et, si on peut dire, à « retomber sur terre ».

Alors que nous échangions nos impressions, nous avons remarqué un jeune homme et une jeune fille qui nous dévisageaient fixement. De fait, ils regardaient avec attention toutes les personnes qui entraient et sortaient. Puis ils se rendaient dans l’autre pièce, dans la petite maison, là où se trouve l’écran vidéo qui retransmet d’anciennes réunions ‘hassidiques avec le Rabbi et continuaient d’inspecter attentivement les nombreux visiteurs.

Mon ami se tourna alors vers la jeune fille et, poliment, lui demanda s’il pouvait l’aider. Au début, elle s’excusa et balbutia quelques mots inintelligibles, échangea un regard avec le jeune homme à ses côtés puis nous raconta leur histoire. De fait, il s’agissait d’un frère et d’une sœur âgés d’une vingtaine d’années. Quand elle avait deux ans et son frère quelques mois, leur père avait quitté la maison et n’était plus revenu. Ils ne l’avaient plus jamais revu et n’avaient eu aucune nouvelle de lui : ni appel téléphonique, ni lettre, ni cadeau pour les fêtes. Comme si la terre l’avait englouti.

La vie des deux enfants n’avait pas été facile et ils avaient toujours souhaité revoir leur père. Apparemment, celui-ci s’était enfui à la suite d’un conflit familial particulièrement grave. Malgré les années qui avaient passé, les enfants avaient toujours souhaité le revoir.

Un Chalia’h (émissaire) du Rabbi leur avait conseillé alors d’écrire une lettre qui serait lue auprès du tombeau du Rabbi.

La nuit précédente, la jeune fille avait rêvé qu’elle passait un dimanche matin devant le Rabbi - comme aux jours heureux où il distribuait des dollars et surtout des bénédictions à tous ceux qui le désiraient.

Dans son rêve, elle avait éclaté en sanglots ; le Rabbi lui avait alors donné un dollar, racontait-elle, tout en lui conseillant : « Rendez-vous aujourd’hui au Ohel et vous y rencontrerez votre père ! »

« C’est la raison pour laquelle nous sommes ici aujourd’hui, conclut-elle. Je suis sûre qu’il y a quelque chose de vrai dans ce rêve et que nous retrouverons notre père ! » affirma-t-elle avec une certitude déconcertante. Elle n’avait aucune photo sur laquelle s’appuyer mais un seul indice : sa mère avait toujours remarqué que son frère - le jeune homme à ses côtés - ressemblait de façon frappante à son père. C’est pourquoi elle scrutait avec insistance toutes les personnes qui se rendaient au Ohel ce jour-là.

Notre curiosité était à son comble. Nous avions prévu de quitter cet endroit admirable car nous avions encore beaucoup d’autres tâches à accomplir ce jour-là à New York mais le récit de ces deux jeunes gens nous interpellait. Ce n’est pas tous les jours qu’on entend comme une prophétie dont on pourrait être témoin en direct !

Nous avons attendu une longue heure. Entre temps, les deux jeunes continuaient leur petit manège : nul visiteur n’échappait à leur examen attentif. Comme nous, d’autres personnes avaient remarqué leurs regards insistants et avaient entendu la même histoire. Nous étions donc maintenant plusieurs témoins potentiels et, comme les deux jeunes gens, nous scrutions avec attention tous les visiteurs.

Un autobus s’arrêta devant le Ohel : le jeune homme et la jeune fille se précipitèrent pour « accueillir » tous les touristes qui en descendaient : un « accueil » silencieux mais attentif. Les visiteurs descendaient un à un de l’autobus pour se recueillir et prier auprès du Ohel. Soudain, un homme vêtu avec élégance, coiffé d’un chapeau de paille descendit de l’autobus. Nous avons remarqué leurs regards qui se croisaient. Il s’arrêta devant la jeune fille, la regarda tandis qu’elle l’examinait intensément. Cela dura quelques secondes qui nous semblèrent un siècle. De la fenêtre d’où nous observions la scène, il nous sembla que ce fut lui justement qui lui adressa le premier la parole. Peut-être l’avait-il reconnue car elle ressemblait sans doute à sa mère...

Quelques minutes plus tard, tous les trois s’en allèrent tout en discutant et en se regardant continuellement, comme pour s’assurer qu’ils ne rêvaient pas. Et nous n’avons pas dit un mot, comme si nous étions tous subjugués par la scène à laquelle nous avions assisté - vraiment en direct, comme au temps des plus merveilleuses histoires du Baal Chem Tov...

Arie Samit Kfar Chabad traduit par Feiga Lubecki

Source : www.loubavitch.fr

 
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