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Accueil >>  1. "Vivre" la venue de Machia’h >>  "Bessorat Haguéoula" : "L’annonce de la Délivrance" du Rabbi de Loubavitch


30. Chabbat Parachat Balak, 17 ("Tov") Tamouz 5751 (1991)

mercredi 30 juin 2004, par Redaction


Au vu de la réalisation de tous les signes donnés par les Sages comme étant caractéristiques de la génération dite "du talon du Machia’h," il ressort que notre génération est la dernière de l’exil et (par voie de fait) sera la première de la Rédemption.

[...] Cette réalité est d’autant plus forte si l’on considère la perfection atteinte dans la diffusion des sources de la ’Hassidout vers l’extérieur dans l’hémisphère inférieur (en conséquence de la délivrance du 12-13 Tamouz) tout au long d’un jubilé de 50 ans.

En effet, déjà au début de cette période, mon beau-père le Rabbi, Nassi de notre génération, avait proclamé que "à une Téchouva [*] immédiate répondra une délivrance immédiate" et avait témoigné que le service divin des juifs en exil est terminé et qu’il ne reste plus qu’à "astiquer les boutons," et, plus encore, que nous avons achevé "l’astiquage des boutons" et qu’il ne reste plus qu’à se tenir prêts (à l’instar du verset "tenez-vous tous prêts") à accueillir le Machia’h.

A plus forte raison, à la conclusion de cette période, c’est une certitude absolue, sans l’ombre du moindre doute, que le temps de la Délivrance est arrivé. Dans les termes des Sages [1] "toutes les échéances ont été dépassées" et la Téchouva qu’ils mentionnent comme étant la dernière condition à remplir a été effectuée pleinement.

[...] une autre nouveauté inhérente à notre génération s’exprime dans cette année-ci :

En plus du fait que nous nous trouvons véritablement au seuil de la Rédemption messianique, cette année est "l’année ou je vous montrerai des merveilles" (d’après la phrase obtenue en développant les initiales que forment les lettres du nombre de l’année et dont l’usage s’est répandue dans toutes les communautés juives) [1*], l’année lors de laquelle s’accomplira la promesse "comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles" [2]. Et l’on a déjà constaté l’accomplissement de "merveilles" qui attestent qu’il s’agit de "l’année dans laquelle se dévoilera le roi Machia’h" jusqu’au "moment où le roi Machia’h se dévoile [... quand] il dit au Peuple Juif : Humbles ! le temps de votre délivrance est arrivé" (comme le stipule le Midrache Yalkout Chimoni [3]). Et jusqu’à la proclamation "voici ! Il (le Machia’h) arrive !" [4], signifiant qu’il est déjà arrivé [4*], c’est-à-dire que nous nous tenons au seuil de l’ère messianique, au seuil de la délivrance et, immédiatement, sa continuation et son aboutissement.

[...] Puisque nous nous tenons au seuil de la Rédemption qui est amenée à se concrétiser incessamment, il est évident que l’étude des lois relatives au Temple cette année doit se mener d’une manière tout à fait différente [...] Cette étude doit se faire avec la conscience empreinte d’une certitude absolue qu’il ne s’agit pas de "Hilkheta leMechi’ha", une étude dont l’objet ne verra sa concrétisation que dans le monde futur, mais d’une étude qui sera déjà pertinente dans l’instant même qui suivra, car "le Sanctuaire que nous attendons (est déjà) construit (en Haut, et immédiatement) il se dévoilera et descendra du ciel" [5], en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire !

Ceci corrobore ce qui a été dit récemment [6] au sujet du rajout spécifique dans l’étude de la Torah dans les sujets de la Rédemption et du Machia’h dont l’objectif n’est pas (uniquement) d’accélérer et de rapprocher la venue de Machia’h et la délivrance mais (aussi et) essentiellement de commencer à "vivre" dans les sujets de Machia’h et la délivrance, "vivre avec le temps" de l’ère messianique, par le fait que l’esprit est rempli et pénétré de la compréhension de ces sujets tels qu’ils apparaissent dans la Torah. Et de l’esprit, cela se communique au cœur qui en est pénétré émotionnellement pour aboutir à un comportement (décliné dans les trois dimensions de la pensée, la parole et l’action) approprié à cette époque spécifique dans laquelle nous nous tenons au seuil de la Rédemption, et l’on montre du doigt que "le voici ! Il (le roi Machia’h) arrive !"

Il y a lieu de s’étendre sur la nécessité et la vertu d’étudier la Torah dans les sujets traitant du Machia’h, de la délivrance et de la construction du troisième Temple comme moyen de rentrer dans l’ère messianique :

Bien que les Sages aient enseigné [7] que le Machia’h viendra "à notre insu", (littéralement "à l’insu de notre conscience") cela n’est nullement en contradiction avec la pensée et la réflexion de manière consciente ("quand il lie sa conscience d’un lien fort et intense et il fixe sa pensée avec force" [8]) dans les sujets du Machia’h et de la délivrance [et, en premier chef, la pensée et la réflexion sur le fait que nous nous tenons déjà à l’entrée de l’ère messianique, "le voici, il arrive", car toutes les échéances ont été dépassé et l’on a déjà fait Téchouva et tous les aspects du service divin ont été parfaitement achevés comme nous l’avons dit plus haut], car "à l’insu de notre conscience" signifie "au delà de notre conscience" [9]. C’est-à-dire que lorsque ce sujet aura pénétré sa conscience (grâce à la pensée et la réflexion etc.), il deviendra pour lui un sujet dépassant sa conscience, au delà de sa conscience.

Et concrètement parlant : malgré le "vacarme" que l’on fait sur ce sujet ces derniers temps, en cette année qui "sera une année de merveilles", et après avoir vu les merveilles qui témoignent qu’il s’agit de "l’année dans laquelle le Machia’h se dévoilera," nous voyons qu’il y a une difficulté à faire rentrer chez les gens la conscience et le sentiment que nous nous tenons au seuil de la Rédemption au point qu’ils commencent à "vivre" avec les sujets de Machia’h et de délivrance...

La solution à cela réside dans l’étude de la Torah dans les sujets du Machia’h et de la délivrance, car la Torah (qui est la sagesse de D-ieu qui transcende ce monde) a le pouvoir de transformer la nature de l’homme [10]. En effet, quand bien même un homme ressentirait qu’il est encore à l’extérieur du sujet de la Rédemption (parce qu’il n’est pas encore sorti de son exil intérieur), grâce à l’étude de la Torah au sujet de la délivrance il s’élèvera à une condition de délivrance et commencera à vivre les sujets de la délivrance, en sachant et en ressentant que "le voici, il arrive."




[*] Téchouva signifie "retour vers D-ieu", "repentir". NdT.

[1] Sanhédrine 97b.

[1*] Les lettres formant le nombre 5751 sont les initiales de la phrase hébraïque "Hayo Tehei Chnat Niflaot Arénou". NdT.

[2] Mikha 7, 15.

[3] Ichayahou, § 499.

[4] Chir Hachirim 2, 8 et dans le Midrache Rabba sur ce verset.

[4*] En hébreu "il arrive" et "il est arrivé" se disent tous les deux "Ba". NdT.

[5] Commentaires de Rachi et de Tossafot sur Soucah 41a, et autres.

[6] Voir discours du 28 Nissan de cette année, et autres.

[7] Sanhédrine 97a.

[8] Tanya, fin du chap. 3.

[9] Tanya, Igueret Hakodech (p. 105b).

[10] Cf. l’explication des Sages sur le verset "Vers le Tout-Puissant qui prendra ma cause en main" (Talmud Yérouchalmi, Kétouvot chap. 1, § 2. établi en tant que loi dans le Chakh (et le Choul’hane Aroukh Admour Hazaken) Yoré Déa chap. 189 § 13 (§ 23)).


 
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